Comment les sociétés pipelinières minimisent-elles leur impact sur la végétation?

Les exploitants veulent limiter leur impact autant que possible. C’est pourquoi il est très difficile de remarquer la présence d’un pipeline après que ce dernier a été posé. Les exploitants pipeliniers essaient de recourir aux techniques qui entraîneront une perturbation minimale sur les terres, comme le labourage. Durant la phase de construction d’un pipeline, la vie des plantes se verra temporairement perturbée, mais les exploitants s’efforcent de limiter ces perturbations; en général, le secteur se rétablit entièrement à l’intérieur d’une période de cinq ans.

Choisir le tracé qui occasionne l’impact le plus faible

Les exploitants pipeliniers effectuent toujours une évaluation environnementale au cours de laquelle des biologistes évaluent l’habitat situé le long d’un tracé de pipeline proposé, notamment la végétation, déterminent les effets et les risques potentiels sur l’environnement, puis mettent au point des mesures d’atténuation.

Les prairies indigènes, par exemple, constituent un habitat important pour de nombreuses espèces. C’est pourquoi les exploitants pipeliniers cherchent à concevoir des tracés qui les évitent.

Pipeline operators conduct a thorough environmental assessment of the proposed route. Photo courtesy of Enbridge Pipelines.

Les exploitants pipeliniers réalisent une évaluation environnementale minutieuse du tracé proposé. Photo gracieusement fournie par Enbridge Pipelines.

Les tracés de pipeline cherchent à éviter les habitats, les espèces, les sols et les terrains fragiles.

Créer des plans de protection

Dans le cas de nouveaux pipelines, on met au point des plans de protection de l’environnement complets décrivant diverses mesures pour protéger la végétation. Parmi ces pratiques, on compte :

  • Planifier la construction de sorte qu’elle n’ait pas lieu durant la saison des cultures auricles
  • Suivre les directives de protection des terres humides
  • Adopter des pratiques de biosécurité telles que nettoyer l’équipement avant de travailler sur le site afin de ne pas introduire d’espèces destructrices
  • Déterminer comment remettre la végétation dans un état aussi proche que possible de son état original afin de favoriser le retour de diverses espèces dans cet habitat ou cet écosystème
Volunteers pulling out burdock – an invasive plant. Photo courtesy of TransGas.

Des bénévoles retirent de la bardane, une espèce végétale envahissante. Photo gracieusement fournie par TransGas.

Minimiser l’impact au cours de la construction

Pendant la construction, les exploitants pipeliniers font appel à toutes sortes de méthodes pour réduire l’impact sur la végétation. Cela consiste notamment à forer à l’horizontale lorsqu’il faut passer en dessous d’un cours d’eau, à éviter les secteurs fragiles et à ne mener des activités que durant les moments où le secteur en question est le moins vulnérable.

En plus de protéger les plantes indigènes, les sociétés pipelinières font tous les efforts possibles pour éviter d’introduire dans le secteur des espèces végétales qui ne devraient pas s’y trouver, en particulier des espèces envahissantes qui se disputeront le terrain avec la revégétalisation des plantes indigènes. On nettoie minutieusement tout l’équipement pour éviter de répandre des graines ou des organismes indésirables et on entrepose le sol à l’intérieur d’un secteur bien défini.

Surveying the ROW in advance of construction - Photo Kinder Morgan

Des relevés sont effectués le long de l’emprise avant le début de la construction. Photo gracieusement fournie par le projet d’agrandissement de TransMountain.

After construction, the land will be restored to as close to original condition as possible.

Une fois la construction achevée, les terres sont remises dans un état aussi proche que possible de leur état d’origine.

Lorsqu’on perturbe le sol, la terre arable est mise de côté en la séparant de celle du sous-sol afin que les couches de terres puissent être replacées correctement une fois la construction terminée.

Seeding September Banister 2014 Athabasca Pipeline Twinning Photo - EnbrSoil will be replaced in the same layers, and the land re-seeded. Photo courtesy of Enbridge Pipelines. idge

Le sol est replacé couche par couche et la terre de nouveau ensemencée. Photo gracieusement fournie par Enbridge Pipelines.

Pipeline operators take great care to bring the land back to its original condition.

Les exploitants pipeliniers prennent soin de remettre les terres dans leur état original.

Remise du secteur dans son état naturel après les travaux plantes ont repoussé et que la remise en état a bien réussi.

La construction achevée, on rétablit les terres le long du pipeline au moyen de plans élaborés par des biologistes et des agronomes. On remet en place le sol d’origine, on replante la végétation et on ensemence de nouveau l’emprise.

Les sociétés pipelinières surveillent ensuite ces terres remises en état pendant des années pour s’assurer que les plantes ont repoussé et que la remise en état a bien réussi.

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