Les ESG et la gestion de la responsabilité sociale et des relations avec les parties prenantes

Les études indiquent que les entreprises possédant de solides pratiques en matière d’ESG font face à des risques moindres, profitent d’un coût du capital moins élevé et enregistrent un meilleur rendement de l’exploitation et un meilleur prix des actions à long terme. C’est pourquoi les investisseurs veulent confirmer que les entreprises dans lesquelles ils investissent mènent leurs affaires de manière responsable.

Les paramètres de mesure du rendement ESG englobent trois facteurs : les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Nous avons examiné les critères environnementaux la semaine dernière. Cette semaine, le deuxième volet de notre série de trois billets porte sur les facteurs dont les investisseurs tiennent compte pour déterminer la performance sociale.

Critères sociaux

La pandémie de COVID-19 a mis au jour les lacunes et les faiblesses associées aux questions sanitaires et sociales dans le monde. Il n’est donc pas surprenant que l’on porte plus d’attention aux critères sociaux du rendement ESG. Dans le cas des entreprises de pipelines canadiennes, les facteurs sociaux sont liés à la gestion des relations avec trois grands groupes : les employés, les communautés où elles construisent et mènent leurs activités, et les communautés autochtones.

 

Voici six des catégories dont les investisseurs tiennent compte dans leur évaluation des facteurs sociaux :

  1. Mobilisation des Autochtones – dans cette catégorie, les investisseurs responsables veulent confirmer que les relations qu’entretient l’entreprise avec les communautés autochtones reposent sur la confiance et le respect. Des études scientifiques et des preuves historiques éclairent certains des facteurs évalués, notamment la culture, le patrimoine et la tradition. Les entreprises possèdent aussi des stratégies relatives à la mobilisation des Autochtones. Tout un nombre d’entre elles décrivent les mesures à prendre pour accroître la sensibilisation culturelle, ainsi que la façon dont elles abordent les possibilités de formation et de croissance pour les Autochtones.
  2. Sécurité et santé physiques des employés – en plus d’offrir des programmes d’avantages sociaux standard, des entreprises prennent des mesures pour suivre le rendement des employés en matière de sécurité au travail. De nombreuses sociétés lient la rémunération des cadres supérieurs à ce rendement, et la pratique exemplaire consiste maintenant à exiger que les tiers entrepreneurs respectent les mêmes normes de sécurité que les employés.
  3. Bien-être mental des employés – certaines entreprises ont mis sur pied des programmes axés sur le bien-être mental des employés, dont certains comportent une formation destinée aux dirigeants et aux employés qui vise à promouvoir la santé mentale et à réduire la stigmatisation et la discrimination.
  4. Roulement volontaire du personnel – cette catégorie se penche sur la capacité de l’entreprise à maintenir ses employés en poste car, selon des études sur la mobilisation des employés menées pendant des décennies, l’épanouissement et les occasions d’apprendre, ainsi que le plaisir des employés au travail, constituent des éléments fondamentaux d’une culture dynamique et d’un solide rendement.
  5. Diversité des effectifs – les droits de la personne, la diversité et l’inclusion font généralement partie des stratégies commerciales les plus durables. De nombreuses entreprises font rapport du nombre de femmes au travail et à des postes de direction. Certaines vont un peu plus loin en communiquant le pourcentage des employés qui font partie de minorités, qui sont Autochtones ou qui ont un handicap. Il est également courant pour les entreprises d’avoir un code de conduite pour éviter les problèmes comme le harcèlement, l’intimidation et la discrimination.
  6. Investissement dans la collectivité – les investisseurs déterminent si les entreprises établissent des relations avec des groupes et des organismes communautaires pour renforcer l’autonomie de ces collectivités et créer des environnements sains et durables. Les sociétés de pipelines exercent leurs activités dans de nombreuses communautés partout au pays, et il est donc courant qu’elles suivent leurs dépenses dans chaque communauté, notamment leurs investissements caritatifs.

Les membres de CEPA visent des pratiques exemplaires en matière de paramètres de mesure du rendement ESG sur le plan social, comme en témoigne leur engagement envers la mise en œuvre intégrale de CEPA Priorité Intégrité. Pour en savoir plus, consultez le Rapport 2020 sur la performance de l’industrie des pipelines de transport.

Dans le billet de la semaine prochaine d’Au sujet des pipelines, nous discuterons des critères de gouvernance représentés par la lettre G des ESG.

Sources :

RBC Gestion mondiale d’actifs

Banque Nationale du Canada Marchés financiers. Recherche thématique. Février 2020. 

Rapport 2020 sur la performance de l’industrie des pipelines de transport de CEPA

Harvard Business Review

Investopedia.com