Vos questions : ne peut-on pas utiliser seulement les énergies solaire et éolienne?

L’automne dernier pendant trois semaines, grâce au financement de la Conférence internationale sur les pipelines, l’Association canadienne de pipelines d’énergie et le TELUS Spark, un musée des sciences interactif à Calgary, ont collaboré à la tenue d’une exposition temporaire sur les technologies pipelinières. Plus de 10 000 visiteurs de tous âges se sont rendus au Telus Spark pour saisir l’occasion de s’informer et de découvrir des faits scientifiques fascinants sur les technologies de pointe qui contribuent à assurer la sécurité des pipelines.

Cette exposition montrait comment l’industrie pipelinière se sert des fibres optiques pour surveiller l’apparition de fuites éventuelles. Elle se composait également d’un mur parlant, qui permettait aux visiteurs de donner leur avis sur l’exposition à l’aide de notes autocollantes. Dans le billet d’aujourd’hui, nous réagissons à deux de ces notes.

 

Commentaire : « Je préférerais des technologies vertes. »

Cela ne fait aucun doute, toutes les formes d’énergie joueront un rôle dans notre avenir énergétique, surtout compte tenu de l’augmentation des niveaux d’émissions à l’échelle mondiale. Les membres de CEPA étudient déjà des innovations technologiques et investissent dans les technologies vertes.

Ces dernières années, les énergies vertes de remplacement ont beaucoup progressé sur la scène internationale. Toutefois, les prévisions effectuées par des gouvernements, des entreprises et des institutions mondiales respectées telles que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont conclu que les combustibles fossiles continueraient à fournir 70 pour cent de l’énergie primaire mondiale d’ici 2040. L’analyse de l’AIE montre qu’en fait, la consommation de pétrole augmentera au cours des prochaines décennies en raison de la demande croissante des secteurs des produits chimiques, du camionnage et de l’aviation. Les projections de l’Office national de l’énergie (ONE) aboutissent à des conclusions semblables, comme il apparaît dans le rapport Avenir énergétique du Canada en 2018 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040.

Le Canada a la possibilité d’avoir un impact majeur pour ce qui est de réduire les émissions mondiales. Mais pour cela, nous devons faire en sorte d’acheminer nos produits énergétiques réglementés et exploités de manière responsable vers les marchés qui réclament des sources d’énergie plus propres pour contribuer à faire croître leur économie.

 

Question : « Ne peut-on pas utiliser seulement les énergies solaire et éolienne? »

Ce n’est pas si simple.

Voici quelques facteurs à prendre en considération :

  • Les sources d’énergie éolienne et solaire sont intermittentes (c’est-à-dire peu fiables) et exigent souvent que des combustibles fossiles servent de sources d’énergie d’appoint.
  • Les infrastructures nécessaires à la production des énergies solaire et éolienne dépendent fortement de matériaux, comme les métaux des terres rares, l’acier, les plastiques et le béton destinés aux turbines éoliennes, ce qui requiert d’entrée de jeu une importante quantité d’énergie à forte intensité carbonique.
  • La transition vers les énergies renouvelables prend du temps. Par exemple, dans les 14 années qui ont suivi le lancement d’une initiative radicale sur le changement énergétique en 2000 par l’Allemagne, l’utilisation des combustibles fossiles n’a baissé en moyenne que de 0,3 pour cent par an. Si cette tendance se poursuit, les combustibles fossiles continueront de dominer le paysage énergétique allemand, même jusqu’en 2050. (Smil, V., Université du Manitoba, 2016.)

 

Déclencher des conversations

Selon le TELUS Spark, la collaboration avec CEPA a débouché sur une expérience éducative qui a donné l’occasion aux visiteurs d’en savoir plus sur les retombées positives de la technologie dans l’industrie des pipelines. Elle a également permis d’amorcer des conversations sur les utilisations innovantes de la technologie pour aider à améliorer la sécurité des pipelines.

Nous vous ferons part d’autres idées et réactions tirées du « mur parlant » du TELUS Spark dans le billet de la semaine prochaine.