Une énergie perturbatrice : trois leçons à retenir de la conférence Energy Disruptors Unite

La ville de Calgary a récemment accueilli la conférence Energy Disruptors Unite, un évènement de deux jours rassemblant des intervenants de tous les secteurs de l’industrie de l’énergie, qui ont discuté de ce que sera notre avenir énergétique ainsi que de la façon d’y parvenir.

Parmi les conférenciers présents figuraient des sommités telles que Malcolm Gladwell et Sir Ken Robinson, mais les grandes vedettes de l’évènement étaient un groupe de personnes qui vivent quotidiennement au rythme de l’industrie énergétique, à savoir Mark Little, président et chef de la direction de Suncor, Istvan Kapitany, premier vice-président mondial pour Royal Dutch Shell, ainsi que les membres du groupe d’experts nord-américain sur l’énergie : Deborah Byers, d’EY; Celine Gerson, de Schlumberger Canada Ltd.; Audrey Mascarenhas, de Questor Technology Inc.; et Michael Crothers, de Shell Canada.

Voici trois leçons que nous n’oublierons pas de sitôt.

 

L’industrie énergétique canadienne dispose d’atouts uniques

L’industrie énergétique du Canada est unique. Pas parce qu’elle est plus grande que d’autres (le Canada possède la 3e plus importante réserve prouvée de pétrole au monde). Et pas non plus car il y est plus difficile de sortir les ressources du sol et de les acheminer vers les clients (nous devons extraire le pétrole des sables bitumineux, puis le transporter sur de vastes distances). La force de l’industrie énergétique canadienne réside dans la façon dont cette dernière redonne aux collectivités, dont elle innove pour s’améliorer continuellement, et dont elle fait preuve de résilience et de diversité.

 

Il se produit actuellement une transition énergétique

Oui, une transition énergétique est bien en cours. L’électrification gagne du terrain. Les ventes de véhicules électriques augmentent. Et les énergies solaire et éolienne occupent une place de plus en plus importante sur le marché de la production électrique.

Cependant, la demande énergétique mondiale croît rapidement (on prévoit qu’elle aura augmenté de 18 % d’ici 2035), et nous avons besoin de toutes les sources d’énergie disponibles pour répondre à cet appétit grandissant, tout en réduisant les émissions.

L’industrie pétrolière et gazière du Canada joue un rôle considérable dans la diminution des émissions nocives pour le climat : les sables bitumineux ont fait chuter de 30 % l’intensité des émissions, et le gaz naturel liquéfié (GNL) est en voie d’accéder à des marchés internationaux autres que les États-Unis.

Ce dernier point est d’une importance cruciale, car le GNL qui sera acheminé vers les marchés asiatiques à des fins de production d’électricité est voué à remplacer des combustibles fossiles plus polluants. https://www.shell.com/promos/shell-lng-infographic/_jcr_content.stream/1550845708215/4b744a987b209f12daa7bd1277fa6b14bbfcf80d/lng-outlook-2019-infographic.pdf

À l’heure où l’électrification s’intensifie, nous ne devons pas oublier que l’électricité est une forme d’énergie, et non une source d’énergie. Le gaz naturel est essentiel dans la production d’électricité mondiale, et il faut donc s’intéresser de près à la manière dont on génère cette énergie, ainsi qu’aux sources les plus optimales pour la produire.

 

Le monde ne sera jamais aussi lent qu’aujourd’hui

Sachant que notre monde semble déjà évoluer à une vitesse vertigineuse, il y a de quoi frémir. C’est pourtant la vérité. La technologie progresse plus rapidement que jamais, et elle permet aux entreprises et à la vie d’avancer plus vite que jamais. Des progrès tels que les chaînes de blocs et l’IA servent à démocratiser les marchés électriques et à accroître l’efficacité énergétique. L’achat d’électricité à la demande entraîne une consommation électrique moindre, ainsi qu’une baisse des prix de l’électricité pour les consommateurs. Des avancées comme celles-là joueront un rôle important pour ce qui est de façonner le système énergétique de l’avenir.

Cet évènement constituait un exemple des innovations et des technologies propres à susciter des perturbations. Toutefois, ces dernières ne se limitent pas à un seul endroit. Les états de fait dont il est question nous proviennent des quatre coins de la planète et véhiculent un message important : notre avenir énergétique concerne le monde tout entier, et il s’agit d’une problématique que nous ne pouvons pas nous contenter d’aborder uniquement à l’échelle locale. Il faut penser plus grand.