Rencontre avec un professionnel des pipelines au service de l’environnement

Ceci est le quatrième billet de notre série « L’aspect humain de la protection de l’environnement ». Cette semaine, nous faisons la rencontre de Tom Knapik, directeur environnement chez Plains Midstream Canada (PMC).

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Tom détient un diplôme en génie géologique de l’Université Queen’s. Avant de se joindre à PMC en 2008, il a travaillé sur divers projets environnementaux au Canada, aux États-Unis et en Afrique. Il a notamment travaillé en Alberta, en Ontario et à Chicago, où il a mené des évaluations environnementales sur des sites industriels, dans des décharges et des raffineries, puis a passé quatre ans en Afrique, où il a contribué à la création de services d’assainissement et d’approvisionnement en eau.

Tom a commencé sa carrière dans l’industrie pétrolière et gazière en 2002 en tant que chef de projet pour un cabinet d’experts-conseils en environnement chargé de projets d’assainissement et d’intervention en cas de déversement sur des emplacements de puits et des installations pétrolières. Il dirige aujourd’hui chez PMC une équipe de professionnels de l’environnement, qui veille à ce que la protection environnementale demeure une priorité pour l’ensemble des activités d’exploitation et des opérations commerciales de l’organisation. Il appuie également la société dans ses activités de respect de la conformité en s’assurant que chacun connaisse les règlements et les normes en vigueur et que l’entreprise réponde à ces exigences.

Q : Que faites-vous pendant une journée de travail normale?

Tom : Étant donné la diversité des actifs et des domaines d’activité de PMC, mes journées ne se ressemblent jamais vraiment. Une partie de mon rôle consiste à apporter de l’aide et des solutions concernant les problèmes environnementaux et les questions de notre personnel d’exploitation et des autres services internes.

Par ailleurs, je participe à la mise à jour de notre programme de protection de l’environnement, qui sert à déterminer la manière dont les mesures de protection environnementale doivent être intégrées à nos activités commerciales.

Mon équipe est également chargée de divers projets, activités et rapports de conformité, et bien sûr, nous devons toujours nous tenir au courant des nouvelles lois environnementales.

Lorsque l’occasion se présente, j’aime rencontrer les organismes de réglementation afin de maintenir la communication avec eux et j’aime aussi passer du temps sur le terrain.

Q : De quels aspects environnementaux doit-on tenir compte lors de la phase de planification préalable d’un projet prévu par PMC?

Tom : Chez PMC, la planification des projets implique de réaliser un certain nombre d’évaluations préliminaires, notamment pour ce qui est des impacts environnementaux qui pourraient découler du projet proposé. Parmi les études environnementales couramment effectuées dans le cadre de ce processus d’évaluation, on compte des études de la faune (pour les espèces ordinaires et afin de déterminer les espèces à risque), des milieux aquatiques (pour les poissons et leur habitat), des évaluations du terrain (pour les habitats fauniques et les sols et terrains fragiles), des études sur les plantes, des études archéologiques et, si nécessaire, sur l’utilisation traditionnelle des terres (UTT).

Mon équipe décide des études précises à mener pour chaque projet, puis fait appel à des ressources spécialisées (des experts) pour les réaliser.

Dans certains cas, les découvertes de ces études peuvent aboutir à des travaux de suivi assez intéressants! Dans le cadre d’un certain projet, par exemple, nous étions en train d’effectuer des études environnementales lorsque les équipes ont relevé l’existence potentielle d’une zone d’intérêt archéologique à proximité du tracé proposé du pipeline. Le groupe des Premières Nations engagé pour mener une étude sur l’utilisation traditionnelle des terres a confirmé qu’il s’agissait bien d’une telle zone, et ce, avant le début des travaux de construction.

Une fois la construction du pipeline achevée, notre société a continué à soutenir la communauté en finançant une fouille archéologique d’été menée par le même groupe de Premières Nations ayant effectué l’étude sur l’utilisation traditionnelle des terres. La communauté a obtenu les permis nécessaires pour procéder à une excavation et, aidée par des membres de la collectivité, a entrepris des fouilles permettant de découvrir des artefacts historiques de grande valeur.

Q : Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier?

Tom : Il y a toujours un nouveau défi à surmonter! L’industrie pipelinière a énormément évolué dans les cinq dernières années, ce qui est en partie attribuable aux nouvelles réglementations, mais également aux attentes croissantes du public en matière de transparence et de prise de responsabilité, surtout en ce qui concerne la protection de l’environnement. C’est mon rôle et celui de mon équipe de trouver des façons de faire progresser nos pratiques environnementales.

Résoudre des attentes qui semblent contradictoires ou conflictuelles me pousse particulièrement à faire preuve d’innovation, d’imagination et de vivacité.

Q : Comment conciliez-vous vos préoccupations vis-à-vis de l’environnement et le fait de travailler dans le secteur énergétique?

Tom : Plutôt bien en fait. Mon métier me donne l’occasion d’influencer la façon dont nous menons notre exploitation afin de veiller à ce que nous ne nous préoccupions pas seulement de faire des bénéfices, mais aussi de protéger l’environnement. Il est certain que des facteurs commerciaux entrent en ligne de compte, mais ils ne sont pas nécessairement incompatibles avec la sauvegarde de l’environnement.

Q : Que faites-vous de votre temps libre?

Tom : J’occupe la plupart de mon temps libre à faire la navette pour mes trois enfants entre leurs nombreux programmes parascolaires et activités sportives. Cela m’occupe beaucoup, mais lorsque j’ai un moment de disponible, c’est sur un parcours de golf que vous me trouverez!

Tom n’est que l’un des nombreux exemples de personnes employées par l’industrie pipelinière pour aider à protéger l’environnement et minimiser les impacts de l’exploitation des pipelines. Vous pourrez lire d’autres histoires comme celle de Tom en consultant le reste de notre série «L’aspect humain de la protection de l’environnement ».


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 117 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2014, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.