Qui protège l’environnement autour des pipelines canadiens? Entre autres, ce gars-là.

Ceci est le premier billet de la série intitulée « L’aspect humain de la protection de l’environnement ».

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Daniel Dietrich se passionne pour des questions telles que la protection des milieux écologiques, la propreté de l’air et la propreté de l’eau. Ce Saskatchewanais a grandi en s’impliquant dans la ferme familiale, est agronome professionnel et fait du bénévolat pour des groupes environnementaux à but non lucratif. Il travaille aussi pour une entreprise de pipelines.

« J’ai toujours voulu faire quelque chose de crucial, et à mes yeux, ce genre de travail l’est », a confié Dietrich, conseiller principal en environnement chez TransGas Limited, rôle dans lequel il contribue à assurer la protection de l’environnement pendant la planification et la construction des pipelines.

« Certaines personnes pensent qu’être passionné par la protection de l’environnement et travailler pour une entreprise de pipelines de gaz naturel est hypocrite », a-t-il déclaré. « J’ai toujours cru qu’on peut apporter plus de changements positifs depuis l’intérieur d’une organisation que depuis l’extérieur. »

Nous avons parlé à Dietrich pour savoir en quoi son travail aidait à sauvegarder l’environnement, soit, pour reprendre ses propres mots, « le système le plus important dans la société ».

5 questions à Daniel Dietrich, conseiller en environnement

Q : Vous aidez à protéger l’environnement pendant la construction des pipelines de transport et de leurs installations. Comment faites-vous cela?

Daniel-Dietrich-214x300J’aide à décider du tracé pour qu’on tienne compte de l’environnement lorsqu’on réfléchit à l’endroit où se situeront le pipeline et les installations, afin de réduire l’impact sur l’environnement.

Je m’occupe aussi des études environnementales, qui consistent à étudier l’impact sur la faune, la végétation, les sols, l’eau, ainsi que les répercussions sociales : les répercussions pour les communautés, les communautés autochtones et métisses, ainsi que les autres parties prenantes concernées, notamment les propriétaires fonciers.

Mon travail consiste aussi à gérer l’aspect de la conformité environnementale de la construction (pour s’assurer que le projet respecte la réglementation et est conforme aux pratiques exemplaires de l’industrie). Pendant et après la construction, nous facilitons les vérifications et les inspections (qui sont soit requises par l’organisme de réglementation, soit faites sur une base volontaire).

Nous suivons l’intégralité du projet, jusqu’à la remise en état finale des terres dans les années qui suivent la construction, afin d’être sûrs que nous avons convenablement restauré l’emprise du pipeline et restreint notre impact sur le milieu.

Q : Quel aspect de votre travail compte le plus en matière de protection de l’environnement?

À mon avis, le tracé du pipeline est de loin l’aspect le plus important pour la protection de l’environnement. Très souvent, on peut en grande partie éviter d’importants effets néfastes en décidant du tracé d’une façon qui tienne compte des habitats fragiles, des espèces, des sols, du terrain, etc.

Nous choisissons un tracé qui limite les effets sur ces particularités écologiques. De cette manière, nous atténuons de nombreuses préoccupations que nous aurions eues en tant que professionnels de l’environnement, et que le public et nos parties prenantes auraient eues aussi. (Nos parties prenantes contribuent à ce processus de décision du tracé, et nous allons souvent les voir pour les consulter sur l’endroit où faire passer le pipeline.)

Q : Y a-t-il un milieu écologique que vous essayez en général d’éviter?

En Saskatchewan*, il n’y a plus beaucoup de pâturages naturels ni de prairies indigènes. Donc, quand nous décidons du tracé pour d’importants projets d’infrastructure, nous essayons autant que possible d’éviter ces milieux fragiles. Les prairies indigènes constituent un habitat essentiel pour de nombreuses espèces menacées.

*TransGas exploite plus de 14 000 kilomètres de pipelines de gaz naturel dans cette province des Prairies.

Q : Après avoir remis en état l’emprise d’un pipeline à la suite d’une phase de construction, continuez-vous à surveiller la zone pour vous assurer que la remise en état a été réussie?

Notre entreprise possède un programme d’inspection des remises en état pour les projets récemment construits, finis et en service. Nous allons regarder ces emprises de pipelines des années après pour vérifier l’état dans lequel nous avons laissé les terres situées le long des emprises.

Q : Pourquoi la protection de l’environnement compte-t-elle tellement pour vous?

Sans un écosystème sain, tous les autres systèmes s’écrouleraient, depuis les systèmes sociaux jusqu’aux systèmes économiques et financiers. C’est pourquoi je pense que c’est probablement la chose la plus importante à protéger et à maintenir, et en toute honnêteté, je crois que si nous ne le faisons pas, nous nous engageons sur un chemin bien sombre. Donc, j’ai toujours souhaité travailler dans ce domaine parce qu’il me semblait que c’était un travail très important.

Pour en savoir plus sur ce que font les sociétés de pipelines pour protéger l’environnement, jetez un œil à notre série de blogues intitulée #LumièreSurLesPipelines.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 117 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2014, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.