Quatre méthodes qui contribuent à assurer la sécurité des pipelines durant la saison des incendies

La saison des feux de forêt a débuté prématurément dans certaines régions du Canada, nous poussant à redouter ce que le reste de l’année nous réserve. Des collectivités ont déjà dû être évacuées et certaines sociétés d’énergie ont été obligées de fermer leurs installations pour des raisons de sécurité. Jusqu’à présent, ces évènements n’ont pas eu de répercussions sur le fonctionnement des pipelines de transport, mais les membres de l’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) sont parés à toute éventualité.

Les sociétés pipelinières sont toujours à l’affût des menaces

Parce qu’ils possèdent plus de 118 000 kilomètres de pipelines de transport à travers le pays, les membres de CEPA prévoient toutes les situations d’urgence possibles et se préparent à y faire face. Ils s’entraînent fréquemment : avec leurs propres équipes, les premiers intervenants et même avec leurs concurrents. Et il ne se passe pas une seconde sans qu’ils soient à l’affût d’une quelconque menace susceptible d’influer sur la sécurité de leurs réseaux.

C’est pourquoi, lorsqu’il se produit un feu de forêt dans les parages, les exploitants de pipelines savent quoi faire pour garantir la sûreté de la population, du personnel et des infrastructures.

 

Quatre méthodes qui aident à assurer la sécurité des pipelines en cas d’incendie

  1. Les pipelines et les installations connexes sont conçus et entretenus de sorte à répondre à toutes les normes de sécurité.
    • Des vannes de sectionnement (c.-à-d. d’isolement) servent à fermer certains tronçons du pipeline si et quand un incendie se rapproche.
    • Chaque installation dispose de procédures d’arrêt d’urgence visant à l’isoler de la conduite principale en cas d’incendie. Elles comprennent des systèmes automatiques de détection des feux.
  2. Les programmes de gestion de la végétation et de débroussaillage sont essentiels pour la prévention des dommages.
    • Les installations pipelinières souterraines courent moins le risque d’être exposées aux incendies forestiers. Toutefois, éliminer les principaux végétaux qui poussent sur l’emprise réduit la quantité de combustibles capables d’alimenter un incendie qui la traverserait et procure un accès visuel aux patrouilles aériennes.
    • Les exploitants pipeliniers doivent également s’assurer que leurs installations de surface sont entourées de matériaux non inflammables, comme du gravier.
  3. Planification, préparation, entraînement.
    • Toutes les sociétés pipelinières possèdent des plans d’intervention d’urgence exhaustifs et mènent des exercices d’intervention conjointe pour se préparer à diverses situations.
    • En 2017, les membres de CEPA ont effectué 542 exercices d’intervention d’urgence, dont le degré de complexité allait de simples entraînements à des exercices complets.
  4. De solides relations de travail avec les partenaires et les premiers intervenants.

Les feux de forêt sont impitoyables et ravagent des vies, tout autant que des communautés. Les membres de CEPA ont pleine confiance dans leur capacité à protéger les gens, les collectivités et leurs installations contre les catastrophes naturelles telles que les incendies forestiers, grâce aux plans et aux moyens de préparation dont ils disposent en vue de gérer ces dangers potentiellement dévastateurs.