Protéger l’environnement aux franchissements de cours d’eau

Lorsque les pipelines franchissent des zones fragiles, comme des rivières et autres plans d’eau, des mesures spéciales s’imposent durant le cycle de vie du pipeline pour protéger l’environnement dans ces zones.

Il y a quelques semaines, nous avons parlé de la méthode de construction sans tranchée appelée forage directionnel horizontal utilisée pour réduire les incidences environnementales de l’installation d’une canalisation devant franchir des cours d’eau. Cette semaine, nous traitons de considérations environnementales et des pratiques exemplaires des franchissements de cours d’eau (PDF).

Considérations environnementales

Greg Bryant est planificateur environnementaliste principal à TERA Environmental Consultants, firme qui travaille avec des sociétés pipelinières pour réduire les incidences environnementales de leurs projets. Il nous a fourni une liste des préoccupations environnementales dont il faut tenir compte lorsqu’une canalisation doit franchir un cours d’eau. Voici quelques-unes de ces considérations :

  • la présence ou l’absence de poissons et la fragilité des espèces de poissons qui y sont observées;
  • le type et la qualité de l’habitat du poisson présent, à la fois au point de franchissement et dans la zone d’influence en aval du franchissement;
  • la stabilité et l’érosion du lit, des rives et des pentes d’approche;
  • le maintien de la qualité et quantité de l’eau, pendant et après la construction de la canalisation.

Ce ne sont là que quelques facteurs dont les sociétés doivent tenir compte pour le franchissement de cours d’eau. D’autres considérations peuvent inclure l’utilisation traditionnelle des terres par les communautés autochtones. Pour voir la liste complète des considérations environnementales, allez en page 71 de cette publication, c’est-à-dire Franchissement des cours d’eau, Troisième édition (PDF).

Pratiques exemplaires en franchissements de cours d’eau 

Choisir le meilleur endroit pour le franchissement

M. Bryant a expliqué que lorsqu’on planifie le franchissement d’un cours d’eau, « la première considération et la plus importante » consiste à déterminer l’endroit qui convient le mieux pour préserver la stabilité et l’intégrité de la canalisation.

«  Le franchissement doit être solide sur le plan géotechnique (p. ex. stabilité des pentes et des rives) », fait remarquer M. Bryant. «  Il est préférable de franchir le cours d’eau sur une partie droite que dans une zone de méandre. »

Beaucoup d’autres facteurs entrent aussi en compte, incluant la présence d’un habitat de poissons.

Réduire les incidences pendant la construction

« Habituellement, on fait appel à une équipe spécialisée en franchissement de cours d’eau pendant l’installation, » a dit M. Bryant. Voici quelques autres pratiques exemplaires liées à la construction que M. Bryant a précisées :

  • Des restrictions quant au moment sont imposées pour les travaux dans le cours d’eau même afin d’éviter les périodes où les poissons et (ou) leurs œufs sont présents au franchissement ou dans la zone de perturbation en aval du franchissement.
  • Les méthodes de franchissement sans tranchée (p. ex. le forage directionnel horizontal ou par perforation et perçage) peuvent être utilisées si les conditions géologiques le permettent. L’installation d’une canalisation au moyen de ces techniques élimine le besoin d’enlever la végétation riveraine, de niveler les rives et de creuser une tranchée dans le lit du cours d’eau.
  • L’élimination de la végétation et le nivellement des rives et du terrain adjacent sont minimisés pour réduire le risque d’érosion et la pénétration de sédiments dans le cours d’eau.
  • Des pratiques spéciales de bonification sont utilisées pour réduire le risque d’érosion des rives des cours d’eau et pour rétablir ou améliorer l’habitat des poissons présent avant la construction.

Assurer l’intégrité du pipeline pendant l’opération

M. Bryant a précisé que les franchissements et les approches de pentes sont surveillés pour assurer la stabilité des rives et des pentes, surtout après des événements «  à haut écoulement fluvial », comme des inondations.

Il existe d’autres mesures spéciales utilisées pour assurer le fonctionnement sécuritaire du pipeline (outre la surveillance normale de l’intégrité ), par exemple, des conduits plus épais, des revêtements spéciaux et des vannes de sectionnement peuvent tous être utilisés. Ne manquez pas de lire ce blogue, nous vous parlerons de certaines de ces mesures dans quelques semaines.

Vous désirez en savoir plus? Consultez les publications suivantes :

 


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos sociétés membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés, principalement en Amérique du Nord.