Prenez connaissance des bases de la prévention des dommages aux pipelines

Les travaux d’excavation et de construction représentent la cause principale des dommages infligés aux pipelines de transport enfouis.

Tout dommage risque d’avoir des répercussions, non seulement sur la canalisation, mais aussi sur la population et l’environnement.

Il est pourtant possible d’éviter d’endommager les pipelines et votre façon d’agir peut faire une différence. La semaine dernière, nous avons indiqué les étapes à respecter pour assurer que vos activités ne risquent pas d’endommager un pipeline.

Nous sommes convaincus que savoir, c’est pouvoir. Nous allons donc nous pencher cette semaine sur la terminologie pipelinière de base qui vous aidera à repérer l’emplacement d’un pipeline pour éviter que votre projet ne lui porte atteinte.

L’emprise de pipeline

L’emprise d’un pipeline est la bande de terre dans les limites de laquelle un pipeline est enfoui.

Les sociétés pipelinières acquièrent le droit d’utiliser cette terre pour la construction, l’exploitation, l’inspection et la maintenance de leurs pipelines, mais en général, ces terres ne leur appartiennent pas.

Les emprises délimitent une zone interdisant certaines activités pour la protection du grand public et de l’intégrité du pipeline. Elles sont normalement déboisées et dépouillées de la plupart de leur végétation ainsi que de toute construction ou autre structure, et sont toujours signalées clairement à l’aide de panneaux indicateurs.

Les panneaux indicateurs / marqueurs

Conformément à la réglementation fédérale, ainsi qu’à divers règlements provinciaux, les sociétés pipelinières sont tenues de disposer des panneaux indicateurs le long du trajet de leurs pipelines.

Les emplacements les plus visibles sont choisis pour les panneaux indicateurs – soit le long des autoroutes, aux croisements de route, de chemin de fer et de cours d’eau et autres emplacements bien en vue. Les panneaux indicateurs signalent l’emplacement d’un pipeline de façon claire et continue tout au long de l’emprise de ce dernier.

Il importe de se rappeler que ces marqueurs n’indiquent que l’emplacement approximatif du pipeline et que l’emplacement et la profondeur des canalisations varient. Ne manquez pas d’appeler avant de creuser pour connaître l’emplacement exact d’un pipeline.

L’ÉPAISSEUR DE LA COUVERTURE D’UN PIPELINE PEUT VARIER

zone de sécurité de 30 mètres (100 pieds)

La zone de sécurité de l’ONÉ

Image gracieuseté de l’Office national de l’énergie

L’Office national de l’énergie (ONÉ) a établi une zone de sécurité de 30 mètres de chaque côté de l’emprise d’un pipeline pour la protection du public, de l’environnement et de la canalisation.

Le Règlement de l’ONÉ sur le croisement des pipe-lines régit les activités menées sur ou dans les limites de la zone de sécurité. Ceci inclut la nécessité d’obtenir la permission de la société pipelinière avant d’effectuer des travaux d’excavation à l’aide d’engins mécaniques ou d’explosifs à l’intérieur de la zone de sécurité de 30 mètres.

L’épaisseur de la couverture indique la profondeur à laquelle a été enfoui le pipeline. En général, les pipelines sont enfouis à une profondeur d’un à trois mètres au-dessous de la surface. L’épaisseur de couverture de la canalisation peut varier pour diverses raisons.L’épaisseur de la couverture

Pour récapituler : il faut toujours appeler avant de creuser

Les pipelines fonctionnent vingt-quatre heures par jour sous nos pieds, en général sans qu’on s’en aperçoive. Selon Warren Loper, Surveillant, Prévention des dommages c

« Si les pipelines ne sont pas visibles, il ne faut pas pour autant les ignorer. Ne manquez jamais d’appeler avant de creuser. Les risques ne se limitent pas aux pipelines. »hez Enbridge, c’est un fait qui donne encore plus d’importance à la prévention des dommages.

Pour de plus amples renseignements sur la prévention des dommages aux pipelines :


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés de pipelines de transport qui exploitent 110 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2011, les sociétés membres de la CEPA ont transporté environ 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel et 1,2 milliard de barils de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés. Les sociétés membres de la CEPA transportent 97 pour cent de la production quotidienne de gaz naturel et de pétrole brut des régions productrices vers les marchés d’Amérique du Nord.