Pourquoi les conversations entre les communautés autochtones et les pipelinières sont-elles importantes?

Si vous suivez les nouvelles, vous savez que certaines communautés autochtones s’inquiètent de l’impact des projets pipeliniers sur leurs terres et leurs moyens de subsistance. Ces inquiétudes méritent d’être entendues.

«  Nous voulons de sérieuses conversations; nous voulons un dialogue. Il est important de gagner la confiance des Premières nations », a expliqué Matthew Coon Come, grand chef du Grand conseil des cris et défenseur des droits des peuples autochtones la semaine dernière.

Grand chef Coon Come parlait devant un auditoire de Calgary dans le cadre d’une discussion en groupe sur de nouvelles infrastructures énergétiques.

Lors du Sommet canadien sur l’énergie, Canadian Energy Summit & WEC North America Region Energy Forum, grand chef Coon Come a dit que : «  Nous avons besoin d’un processus qui permette à ceux qui sont en faveur d’un projet et ceux qui y sont opposés de s’asseoir ensemble et de parler sérieusement ».

Brenda Kenny, président et chef de la direction de CEPA, a participé au même groupe de discussion et est du même avis que grand chef Coon Come sur le besoin de collaboration. Pendant son exposé, Mme Kenny a insisté sur le fait que tous les Canadiens doivent participer au débat sur la manière que le Canada développe et utilise ses ressources.

«  Je crois que notre filière énergétique doit comprendre plus de collaboration », a-t-elle affirmé.

L’importance de la participation autochtone

Au Canada, il incombe en fin de compte à l’État de consulter les groupes autochtones sur les projets pipeliniers envisagés. Cependant, le secteur pipelinier assume une responsabilité sociale et en ce sens, il doit travailler avec les Peuples autochtones sur les moyens de réduire l’impact de ses projets. Les pipelinières ne peuvent pas assurer d’exploitation efficace sans nouer de relations à long terme avec les communautés autochtones.

Pour établir ces relations, il faut une approche respectueuse à l’égard des consultations à travers tout le secteur. CEPA vient de préparer un cadre (PDF) dans le but de guider ses membres dans leurs consultations des groupes autochtones.

Voici quelques principes de base énoncés dans le cadre que CEPA estime déterminant pour avoir des conversations sérieuses :

  • la reconnaissance des traités autochtones et des droits conférés par des traités; ces droits doivent être respectés;
  • la consultation doit être sérieuse et manifester un véritable désir d’aborder les intérêts et les inquiétudes;
  • les consultations doivent être prévues en temps opportun et le plus tôt possible dans le processus décisionnel et de planification;
  • l’identification de l’impact accompagné des plans de mitigation pertinents; l’impact doit être réduit.

Le dénominateur commun de ces principes est le respect.

C’est avant tout de la communication : s’asseoir à la même table et parler.

Les relations entre les communautés autochtones et les pipelinières peuvent être mutuellement avantageuses. Il en existe d’ailleurs des exemples à travers le Canada. Les avantages pour les communautés autochtones peuvent notamment inclure des emplois et du développement économique et de la formation. Les pipelinières, quant à elles, peuvent apprendre le savoir traditionnel, à améliorer leur planification et à mériter le pacte social d’exploitation.

La seule manière de bâtir ces relations est de mettre de côté les différences et de travailler ensemble pour trouver des solutions pragmatiques pour l’avenir des infrastructures énergétiques.

Dans son exposé, grand chef Coon Come avait raison quand il a dit qu’il s’agissait de communication, c’est-à-dire qu’il faut s’asseoir à table et parler.

Pour en apprendre plus sur l’importance de la relation entre les pipelinières et les communautés autochtones, consultez les documents suivants :


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos sociétés membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés, principalement en Amérique du Nord.