Pleins feux sur la Saskatchewan : terrain de rencontre entre pipelines et sentiers de nature dans une aire de conservation

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Vers le début de l’été, on a pu apercevoir des travailleurs pipeliniers traverser une section de prairie indigène située le long de vallée Qu’Appelle, en Saskatchewan, des poteaux indicateurs à la main, débroussaillant la terre et ramassant des débris. Ils ne travaillaient pas sur le tracé d’un pipeline. En fait, ils travaillaient sur un sentier pédestre écologique qui permettra au public de mieux comprendre un écosystème menacé.

« Beaucoup de gens ne connaissent rien de la prairie indigène — ni son rôle essentiel ni le plaisir immense qu’on peut prendre à l’explorer », a expliqué Fred Hill, directeur de l’environnement et de la durabilité pour SaskEnergy/TransGas, une société pipelinière basée en Saskatchewan.

C’est Conservation de la nature Canada (CNC) qui est à l’origine du projet de réalisation de ce sentier, auquel SaskEnergy/TransGas a contribué des bénévoles, envoyés pendant une journée sur l’aire de conservation de Fairy Hill (que possède CNC 36 kilomètres au nord de Régina) afin d’aider à déblayer le chemin, à éliminer les mauvaises herbes et à installer des signes de balisage et des petits ponts.

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C’est dur à croire, mais dans la province des Prairies qu’est la Saskatchewan, on estime que seuls 17 à 21 pour cent des prairies indigènes originales sont demeurés intacts. Hill, l’un des bénévoles ce jour-là, a expliqué qu’en aidant CNC à créer ce sentier, sa société peut contribuer à faire prendre conscience de cet écosystème qui abrite des espèces végétales indigènes menacées et pourrait être le refuge d’espèces à risque telles que la grenouille léopard.

« Très souvent, les gens n’ont pas facilement accès à un moyen de venir découvrir les prairies ou la nature », a-t-il dit. « Le fait d’avoir à disposition des sentiers autoguidés sur des propriétés telles que Fairy Hill, situées à proximité d’importantes communautés, offre cette possibilité. »

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Des bénévoles retirent de la bardane, une espèce végétale envahissante.

Les pipelines et la prairie

Hill a expliqué que SaskEnergy/TransGas tente de réduire au minimum la quantité de canalisations à traverser les zones de prairies indigènes. Ainsi, en envoyant des membres de leur équipe travailler sur le projet de sentier, ces employés comprennent mieux pourquoi leur société cherche à éviter cet écosystème.

« C’est une manière pour nous de donner l’occasion aux employés provenant d’autres régions de venir apprécier à leur juste valeur les types de terrains, les espèces végétales, les animaux et les oiseaux que nous nous efforçons de protéger en modifiant le tracé de nos pipelines, leur conception, les méthodes de construction, ou encore en adaptant l’échéancier du projet », a déclaré Hill.

Les exploitants pipeliniers peuvent-ils vraiment se faire les gardiens de l’environnement?

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Fred Hill, directeur de l’environnement et de la durabilité chez SaskEnergy/TransGas, transporte un poteau indicateur sur le nouveau sentier d’initiation à la nature.

Les pipelines font partie intégrante du développement de l’économie et de l’infrastructure du Canada. Et c’est justement ce développement qui met souvent en péril les paysages naturels. Toutefois, les sociétés pipelinières se sont engagées à participer aux efforts visant à trouver un équilibre entre croissance et durabilité, et pour ce faire, elles cherchent sans cesse à réduire leur empreinte.

« Il ne fait aucun doute que la construction et l’entretien des pipelines entrainent une incidence sur l’environnement », a dit Hill. « La société pour laquelle je travaille et celles avec lesquelles je suis fier de travailler à CEPA sont vraiment résolues à réduire au minimum cette incidence, à l’atténuer et à la gérer efficacement. »

Et en travaillant avec des organismes de conservation comme CNC, Hill a expliqué que les pipelinières peuvent contribuer à faire en sorte de protéger et de préserver d’importants paysages naturels.

« Nous pouvons réaliser plus de choses en apportant notre appui aux spécialistes que nous ne pourrions jamais le faire chacun de notre côté », a-t-il affirmé.

Apprenez-en davantage sur Fairy Hill, l’aire de conservation de CNC en Saskatchewan.

Vous pouvez également découvrir ce que font les sociétés pipelinière pour réduire au minimum leur impact sur l’environnement dans notre série de blogues #LumièreSurLesPipelines.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 117 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2014, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.