Parlons de changement climatique

C’est la Semaine parlons énergie. Alors, parlons de la question énergétique qui nous préoccupe tous, c’est-à-dire le changement climatique.

Il y a quelques semaines, Mme Brenda Kenny, Ph. D., présidente et chef de la direction de CEPA, s’est adressée au Waterloo Institute for Sustainable Energy. Nous vous avons parlé de sa conférence sur le trilemme énergétique (Pouvons-nous à la fois avoir sécurité, durabilité et prospérité?), mais cette fois-ci, nous parlerons de quelques points importants qu’elle a mentionnés au sujet du changement climatique.

Que pense CEPA du changement climatique?

CEPA fonde ses décisions sur la science et les faits, et la science nous dit que le problème est réel. Dans sa conférence, Mme Kenny a expliqué que selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il est « évident » que les humains influencent le changement climatique.

Nous pensons que le monde a besoin d’innovation pour résoudre ce problème mondial, et le développement de sources d’énergie renouvelable en constitue certes une partie importante  (en fait, certaines grandes sociétés de pipelines que nous représentons investissent fortement dans l’énergie non émissive). Cependant, nous croyons aussi que si nous voulons arriver à des solutions efficaces à long terme, nous devons être réalistes au sujet de….. eh bien…. la réalité.

Voici la réalité :

1.  Nous avons encore besoin de pétrole et de gaz

Selon les prévisions, comme la population mondiale continue d’augmenter et devient de plus en plus prospère, l’énergie renouvelable n’est pas sur le point de suffire à la demande énergétique mondiale.

« Même si on a fait de grands progrès sur le plan de l’énergie non émissive de sources renouvelables, les prévisions de croissance mondiale, surtout en Asie, absorbent ces ajouts d’énergie renouvelable », a expliqué Mme Kenny. «  On s’attend à ce que, vu la croissance en besoins énergétiques à l’échelle planétaire, la consommation en combustible fossile demeure au moins la même pour les 30 prochaines années que maintenant et elle augmentera sans doute. »

2. À l’échelle planétaire, l’impact du Canada est très petit.

Selon le Rapport d’inventaire national d’Environnement Canada, depuis 2007, les émissions de sources énergétiques du Canada représentent environ deux pour cent de la production mondiale. Mme Kenny a précisé qu’au Canada, les sables bitumineux représentent seulement cinq pour cent de nos émissions.

«  À l’échelle planétaire, cela représente 0,15 pour cent au total », a dit Mme Kenny, « et pourtant on pourrait penser à entendre certains propos que les sables bitumineux causeraient en quelque sorte la mort de la planète. »

Quelle est la solution?

Pendant la période de questions de la conférence, Mme Kenny a insisté que la fermeture définitive de l’industrie énergétique canadienne ne serait pas une solution au problème du changement climatique.

« (Fermer l’industrie) ne ferait aucune véritable différence sur le plan des émissions mondiales; cela ne ferait aucune différence sur le plan de la consommation énergétique mondiale étant donné qu’il y a encore de vastes réserves ailleurs. Cela enlèverait toutefois à l’innovation qui existe au Canada et qui pourrait avoir un effet d’entraînement autour du monde sur le plan de la conservation et de la production intelligente », a-t-elle précisé.

Mme Kenny a dit que les Canadiens doivent être pragmatiques et travailler ensemble. Elle a cité la Climate Change and Emissions Management Corporation de l’Alberta en exemple. Cet organisme (divulgation complète, Mme Kenny est membre du conseil) utilise les taxes sur les émissions carboniques pour financer des projets de technologie propre.

« Nous nous inquiétons sans doute terriblement pour le changement climatique, ce qui est bien, mais nous ne serons pas plus avancés dans 30 ans qu’au cours des 30 dernières années si nous ne commençons pas à penser et à agir différemment à ce sujet », a dit Mme Kenny.

 

L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos sociétés membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés, principalement en Amérique du Nord.