Mois des excavations sécuritaires : travailler ensemble pour protéger les travailleurs québécois et les pipelines

Le mois d’avril a été désigné le Mois de la sensibilisation aux excavations sécuritaires, l’occasion d’attirer l’attention sur l’importance des pratiques d’excavations sûres autour des pipelines et autres infrastructures souterraines. Les articles de ce mois présentent donc plusieurs façons dont les membres de CEPA collaborent avec le public et différentes industries en vue d’assurer la protection de leurs canalisations.

Effectuer des travaux à proximité de pipelines ou d’autres services publics enfouis comporte des risques, surtout si on ignore l’emplacement de ces derniers. En effet, heurter un pipeline de transport peut entraîner des conséquences graves pour l’environnement et, dans des cas extrêmes, provoquer des blessures ou causer la mort.

Pour cette raison, les sociétés de pipelines font de la prévention des dommages une affaire très sérieuse. Chaque année, elles dépensent d’ailleurs des millions de dollars dans des campagnes de sensibilisation qui rappellent aux entreprises, aux entrepreneurs et aux propriétaires résidentiels d’appeler ou de cliquer avant de creuser. Elles ont également recours à des technologies de pointe pour surveiller leurs pipelines, depuis le sol comme depuis les airs, afin de repérer toute personne creusant sans permission.

Au Québec, cette surveillance a récemment mené à une occasion d’apprentissage unique qui a donné des résultats très positifs. La société Pipeline Trans-Nord Inc. (PTNI), qui exploite des pipelines de transport en Alberta, en Ontario et au Québec, a déclaré en 2020 que des travaux non autorisés avaient été réalisés à proximité de son pipeline par un sous-traitant d’Hydro-Québec. La plupart du temps, ces travaux concernaient l’installation de poteaux électriques, lesquels doivent être enfoncés profondément dans le sol.

Hydro-Québec est une société d’État responsable de la production, du transport et de la distribution de l’électricité au Québec. Elle possède un vaste réseau de distribution d’électricité souterrain et aérien sur tout le territoire de la province et réalise des travaux de construction et de maintenance qui nécessitent souvent de creuser dans le sol.

À titre de propriétaire d’infrastructures et de membre d’Info-Excavation, centre de prévention des dommages au Québec, Hydro-Québec recommande fortement de s’informer avant de procéder à des travaux d’excavation en raison des graves répercussions qu’un bris d’éléments enfouis peut engendrer. Bien qu’aucune loi provinciale n’oblige les ouvriers à appeler ou à cliquer avant de creuser au Québec, plusieurs règlements fédéraux protègent les grands pipelines de transport interprovinciaux.

Ayant décidé d’intervenir sans délai, PTNI a rencontré la direction de l’entreprise de services publics. Des entretiens ont alors eu lieu avec Hydro-Québec et ses entrepreneurs, après quoi la société d’État a modifié ses politiques internes. Ainsi, Hydro-Québec a mis en place des initiatives de sensibilisation auprès de ses employés et a même été jusqu’à obliger contractuellement ses fournisseurs à communiquer avec Info-Excavation avant d’entreprendre toute activité de remuement du sol.

« C’est une vraie réussite parce que de notre point de vue d’exploitant, les choses prenaient une mauvaise tournure, et nous avons donc pris l’initiative d’agir localement », a expliqué Andrew Mark, gestionnaire aux affaires foncières et à la prévention des dommages pour PTNI. « La grande entreprise de services publics s’est montrée disposée à nous écouter et à parler avec nous, puis à apporter des changements. »

M. Mark rapporte que depuis la mise en œuvre de ces changements, PTNI n’a relevé aucune activité non autorisée à proximité de son pipeline dans le cadre de travaux menés par l’entreprise de services publics provinciale, ce qui représente un grand pas en avant sur le plan de la prévention des dommages et de la sécurité des ouvriers.

« Le succès de cette démarche témoigne d’une approche proactive réalisée en collaboration avec les parties prenantes dans le but de les sensibiliser aux risques de dommages qui pèsent sur les pipelines, a affirmé M. Mark. Elle reflète notre mantra, qui est que la prévention des dommages est une responsabilité commune. »

Et il en va de cette responsabilité commune de veiller à ce que chacun comprenne d’abord les règles, puis les applique. C’est pour cela que les entreprises canadiennes de pipelines de transport travaillent ensemble sur d’importants enjeux tels que la sécurité et la prévention des dommages. Dans le cadre de cette collaboration, les membres de l’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) partagent leurs expériences, comme celle qui vient de se dérouler au Québec, afin d’en tirer des leçons et de faire en sorte que l’industrie tout entière s’améliore constamment.

L’objectif est d’atteindre un chiffre de zéro incident, ce qui nécessite une étroite collaboration, tant au sein de l’industrie qu’avec ses partenaires. Les membres de CEPA continueront de s’efforcer d’atteindre cet objectif et, ce faisant, de protéger le public, l’environnement et leurs pipelines.

 

Nous tenons à remercier Andrew Mark, gestionnaire aux affaires foncières et à la prévention des dommages à Pipeline Trans-Nord Inc., TNPI Field Services Maintenance (Québec) et Hydro-Québec pour leur contribution à cet article.