Quand était le meilleur moment pour commencer à construire de nouveaux pipelines?

Hier aurait été un bien meilleur moment pour commencer à développer les capacités pipelinières du Canada.

C’est le message passé par les analystes économiques de Marchés des capitaux CIBC dans un récent article du CIBC Capital Markets Economic Insights intitulé Pipelines: Easing the Bottleneck (« atténuer le goulet d’étranglement »).

Les auteurs y ont expliqué pourquoi l’économie canadienne a grandement besoin de pipelines supplémentaires. Ils affirment que notre infrastructure actuelle est « conçue pour répondre aux besoins du passé, moins à ceux du présent, et certainement pas à ceux de l’avenir. »

Voici certaines de leurs raisons justifiant pourquoi il est si urgent pour le Canada de construire le projet d’agrandissement du réseau Trans Mountain (PARTM) et d’autres projets pipeliniers d’envergure.

Des pertes de 12 milliards de dollars
De nombreux facteurs influencent le prix du pétrole canadien : les distances que doit parcourir ce dernier, son exportation présente vers un seul client (les États-Unis) en l’absence d’accès aux voies maritimes, et le fait que le type de pétrole produit par le Canada contribue à la vente au rabais du Western Canadian Select (WCS). Lorsque les pipelines actuels n’ont pas la place d’acheminer des produits vers les marchés, cette baisse de prix est encore plus importante. En fait, la pénurie de capacité pipelinière et l’impossibilité qui en résulte d’exporter des produits ont provoqué des pertes de revenus de 12 milliards de dollars au cours des cinq dernières années seulement. Cela représente beaucoup d’argent, qui aurait pu être investi dans les soins de santé, l’éducation et les infrastructures du Canada.

Le PIB canadien durement touché
L’insuffisance des infrastructures pipelinières empêche déjà les sociétés de pipelines d’acheminer les produits énergétiques vers les marchés et la situation doit encore empirer avant de s’améliorer. La demande de pétrole est en hausse, et tandis que la production canadienne passera à 4,6 millions de barils par jour d’ici 2020, nous continuerons à produire plus que nous ne pouvons transporter jusqu’en 2021, date de la mise en service de Keystone XL et du PARTM. Cela provoque des répercussions concrètes et négatives sur l’économie du pays.

L’essor du secteur énergétique est synonyme d’essor pour l’économie canadienne
Comme l’affirme l’article de la CIBC, « l’avenir de l’économie canadienne s’annonce plus serein lorsque le secteur énergétique croît de façon durable, ce à quoi la capacité pipelinière contribue substantiellement. » L’ensemble de la population canadienne bénéficie d’une économie solide, qui signifie plus de bons emplois, plus d’argent pour les écoles, les routes et les hôpitaux, et plus de revenus publics pour financer les programmes sociaux qui font toute la fierté du peuple canadien.

Pour plus d’informations sur les limites de capacités pipelinières au Canada, consultez nos récents billets : Raffiner plus de pétrole au Canada résoudrait-il notre problème de capacité pipelinière? et Pourquoi le Canada a-t-il besoin de pipelines supplémentaires?