L’industrie des pipelines au sommet de la vague numérique

Dans notre société, la technologie semble désormais évoluer à une vitesse fulgurante. Cela signifie qu’un nouvel ensemble de compétences est nécessaire à tous ceux et celles intéressés par une carrière dans les pipelines.

La prochaine génération de travailleurs à faire son entrée dans l’industrie pourrait donc bien se prévaloir d’autre chose qu’un diplôme de géologue ou d’ingénieur, et se composer de technologues et de programmeurs informatiques.

La technologie et l’innovation ne sont pas des concepts nouveaux pour le secteur pipelinier. Bien que les principes fondamentaux de la construction d’une canalisation n’aient pas beaucoup changé, les membres de CEPA ont depuis toujours adopté de nouvelles technologies en vue d’améliorer la sécurité et la performance de l’infrastructure des pipelines de transport canadiens.

Il y a peu, nous nous sommes entretenus avec Geoffrey Cann, un consultant qui collabore avec le secteur énergétique depuis 30 ans, et qui écrit abondamment sur le pétrole et le gaz numériques, plus particulièrement sur la façon dont l’industrie doit se préparer à la prochaine vague numérique.

« Pour les organisations ouvertes à l’innovation numérique, le moment n’a jamais été mieux choisi de se joindre à l’industrie, déclare M. Cann. Compte tenu des changements rapides imposés à l’industrie énergétique par les pressions du marché, les occasions ne manqueront pas pour les travailleurs capables d’allier compétences numériques et connaissances des procédés industriels. »

Un récent rapport d’Energy Safety Canada valide cette tendance sur le marché du travail.

Pourquoi l’industrie doit-elle veiller à accorder une place centrale à la technologie dans la conception de ses activités?

« La technologie l’aidera à créer des organisations ultra-efficaces, fait valoir M. Cann. En adoptant des choses telles que l’intelligence artificielle ou des équipements autonomes, on peut réduire les dangers associés aux tâches risquées pour les humains et optimiser l’exploitation en temps réel. »

Et où se situent ces occasions? Selon M. Cann, ces nouvelles compétences numériques (comme la programmation, l’intelligence artificielle et la robotique) peuvent être mises à profit dans trois domaines :

L’infrastructure existante

La majeure partie de l’infrastructure pipelinière canadienne existait avant les récentes innovations technologiques. C’est pourquoi l’industrie doit continuer à moderniser ses réseaux de pipelines afin d’en optimiser le rendement, ainsi qu’utiliser et analyser les données qu’elle recueille lors de ses constantes activités de surveillance et d’inspection en vue d’améliorer la sécurité et l’intégrité des pipelines.

Le travail collaboratif

Bien que la technologie ait connu une évolution effrénée, le lien entre les producteurs d’énergie et les prestataires de services (tels que les sociétés pipelinières) n’a pas suivi au même rythme. Une grande partie des données recueillies par l’industrie en matière de rendement opérationnel reste confinée à l’intérieur des différentes organisations. Communiquer ces données de façon homogène profiterait à tous les domaines de l’industrie.

La productivité

La plupart d’entre nous transportent de puissants ordinateurs (nos téléphones portables) dans nos poches. Pour de nombreux employés de l’industrie, en particulier ceux sur le terrain, ces appareils peuvent aider à réaliser des tâches de tous les jours plus efficacement. En concevant une infrastructure technologique plus facilement accessible à ceux qui effectuent le travail, l’industrie peut créer des occasions propices à une meilleure prise de décision.

Comme la plupart des choses, l’avenir de l’industrie pipelinière dépendra de la manière dont celle-ci s’adaptera à l’évolution fulgurante de la technologie.

Vous avez aimé ce blogue? Alors, jetez un œil à ces autres billets :

À quoi ressembleront les futurs emplois du secteur pipelinier?

Comment les données aident-elles les sociétés pipelinières à surveiller les franchissements de cours d’eau?

Protection, détection, réaction : protéger les pipelines contre le cybercrime