Les pipelines dans votre collectivité : pourquoi nous devons parler de la sécurité

Le groupe des cadres supérieurs de pipelines lors de la Conférence internationale sur les pipelines de 2014 : (de gauche à droite) Alan Armstrong, Tim Felt, Ron McClain, Alex Pourbaix et le modérateur Patrick Veith.

Le groupe des cadres supérieurs de pipelines lors de la Conférence internationale sur les pipelines de 2014 : (de gauche à droite) Alan Armstrong, Tim Felt, Ron McClain, Alex Pourbaix et le modérateur Patrick Veith.

Les pipelines sillonnent la majeure partie du globe pour faire parvenir les produits pétroliers à une population mondiale grandissante. Au Canada seulement, les membres de CEPA exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines. Quoique ces autoroutes de l’énergie constituent une infrastructure indispensable, s’il existe un pipeline non loin de votre collectivité, vous avez le droit de savoir si la conduite en question est sécuritaire.

« Nous devons rendre compte (au public) de notre performance », a déclaré Tim Felt, président et chef de la direction de Colonial Pipeline, une entreprise qui transporte des produits pétroliers pour l’armée des États-Unis.

Felt faisait partie du groupe des cadres supérieurs de pipelines pour la Conférence internationale sur les pipelines de 2014, qui s’est tenue à Calgary. Ce panel de quatre personnes réuni pour traiter de « La mise au défi de la performance pipelinière » a discuté des façons dont les exploitants de pipelines peuvent gagner la confiance des collectivités où ils exploitent.

Sécurité publique et pipelines : communiquer les faits 

Alex Pourbaix, vice-président directeur et président au Développement pour TransCanada PipeLines Limited, siégeait aussi dans ce groupe d’experts, de même que Ron McClain, président des pipelines de produits pour Kinder Morgan, et Alan Armstrong, président et chef de la direction de Williams Companies, inc.

Pourbaix a souligné qu’afin d’instaurer la confiance, les entreprises doivent se rendre dans les collectivités et parler de ce qu’elles font pour préserver la sécurité du public lorsqu’un projet de pipeline est annoncé.

« Dans le cadre de certains projets d’envergure, nous avons eu littéralement des centaines de discussions ouvertes (et) plusieurs milliers de conversations avec des propriétaires fonciers et des personnes concernées », a affirmé Pourbaix, qui occupe aussi la fonction de président du comité d’administration de CEPA.

Les entreprises ne devraient pas se contenter de parler; elles doivent aussi écouter

En plus de communiquer les faits au sujet d’un projet de pipeline, Pourbaix a expliqué qu’afin de bâtir un climat de confiance, les entreprises doivent écouter avec attention ce que les gens ont à dire sur un projet.

« Il arrive que les habitants de ces collectivités aient de très bonnes idées. Si vous leur prouvez que vous les écoutez et que vous êtes disposé à effectuer des changements et à répondre à leurs préoccupations, c’est extraordinaire à quel point cela améliore la relation de confiance », a assuré Pourbaix.

La connaissance, c’est le pouvoir

Ce n’est pas un secret que les exploitants de pipelines font face à des adversaires qui, parfois, répandent des informations erronées en ce qui concerne la sûreté des pipelines. Pourbaix a appris que pour contrer ces opposants, les entreprises doivent cerner les préoccupations du public, se rendre tôt dans les collectivités et fournir régulièrement des informations.

« Il faut constamment communiquer, donner les faits suffisamment tôt (et) vraiment écouter. »

« Mon expérience est la suivante : si vous êtes là le premier, que vous communiquez les faits et la vérité, et que vous le faites en toute humilité mais d’une façon franche, vos adversaires vont avoir beaucoup, beaucoup de mal à venir ensuite renverser l’opinion publique. Il faut constamment communiquer, donner les faits suffisamment tôt (et) vraiment écouter », a déclaré Pourbaix.

Qu’en est-il de la performance ?

Il est certes important de communiquer avec le public pour gagner sa confiance, mais la performance des pipelines est tout aussi cruciale. Une entreprise ne peut pas se contenter d’affirmer que son exploitation se déroule en toute sécurité. Elle doit le prouver. Lisez le blogue de CEPA dans les prochaines semaines pour découvrir ce que font l’industrie pipelinière et les organismes de réglementation pour instaurer une culture de sécurité.

Ce billet est le premier d’une série de quatre, dont les informations proviennent de la Conférence internationale sur les pipelines, qui s’est déroulée à Calgary du 29 septembre au 3 octobre. Plus de 1 400 professionnels venus du monde entier ont assisté à la conférence.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2013, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.