Les interventions d’urgence : L’industrie pipelinière se met à l’épreuve

Que se passe-t-il si un pipeline fuit au Canada? Comment une compagnie pipelinière réagit-elle?

Si un grave incident survient sur la canalisation d’un de nos membres, les autres compagnies viennent aider à protéger les collectivités et l’environnement. C’est pourquoi les membres de CEPA ont organisé mercredi un exercice de gestion conjointe des situations d’urgence afin de vérifier et renforcer leur capacité à travailler collectivement en cas d’intervention d’urgence.

« Aujourd’hui marque une étape importante pour les membres de CEPA, parce que c’est aujourd’hui que nous évaluons notre capacité à collaborer, communiquer et réagir efficacement à une urgence liée à un pipeline », a déclaré Brenda Kenny (présidente et chef de la direction de CEPA) durant l’exercice d’inauguration pour la gestion conjointe des situations d’urgence qui s’est déroulé à Edmonton, en Alberta.

Cet exercice conjoint constituait le premier du genre pour le secteur et visait à tester l’entente d’aide mutuelle en cas d’urgence (EAMU), ratifiée par les membres de CEPA en novembre 2013. L’entente formalisait une pratique appliquée par le secteur, qui consiste à partager les ressources humaines, le matériel et les outils entre les entreprises en cas d’incident majeur.

Le fonctionnement de l’exercice de gestion conjointe des situations d’urgence

Le poste de commandement de l’intervention lors de l’exercice de gestion conjointe des situations d’urgence organisé par CEPA

Le poste de commandement de l’intervention lors de l’exercice de gestion conjointe des situations d’urgence organisé par CEPA

 

Les situations d’urgence liées à un pipeline sont rares. Cependant, l’EAMU permet à n’importe quelle entreprise membre de CEPA de requérir l’assistance d’une autre entreprise membre dans le cas improbable où un incident majeur se produirait. Parce que l’exercice de mercredi était spécifiquement destiné à mettre l’EAMU à l’épreuve, les entreprises ont suivi le protocole décrit par l’entente au cours d’une situation d’urgence simulée.

« Cette opération était bel et bien centrée sur l’EAMU : nous avons mis l’accent sur les leçons retenues (durant l’exercice) et sur la collaboration intrasectorielle », a déclaré Stephen Loyd, directeur principal de la gestion des urgences et de la sûreté pour Enbridge Pipelines et président du comité responsable de la planification de l’exercice de gestion des situations d’urgence.

Coordonner les interventions d’urgence efficacement

En vertu de l’EAMU, l’entreprise pipelinière qui réclame l’aide est aussi celle qui dirige l’intégralité de l’intervention. Les autres entreprises membres collaborent dans le cadre des protocoles du système de commandement des interventions (SCI), tout en apportant leur aide afin de garantir l’efficacité et l’efficience de l’intervention, ainsi que le bon maintien de la communication. (Le SCI est un système de gestion que de nombreux exploitants de pipelines utilisent afin de commander, contrôler et coordonner les interventions d’urgence.)

La simulation de mercredi était un exercice fonctionnel, c’est-à-dire que les protocoles d’urgence ont été suivis depuis un poste de commandement actif, mais que le personnel et le matériel n’ont pas été déployés sur le terrain.

Cet exercice a aidé les entreprises membres de CEPA à vérifier et perfectionner la collaboration intrasectorielle durant une situation d’urgence en améliorant la communication et leur capacité d’intervention.

« Un incident, c’est le problème de tout le monde. »

La présidente et chef de la direction de CEPA, Brenda Kenny, prend la parole lors de l’exercice de gestion conjointe des situations d’urgence organisé par CEPA.

La présidente et chef de la direction de CEPA, Brenda Kenny, prend la parole lors de l’exercice de gestion conjointe des situations d’urgence organisé par CEPA.

Les entreprises pipelinière sont tenues par la règlementation de mener leurs propres exercices d’intervention en cas d’urgence. Toutefois, l’exercice conjoint de mercredi n’était pas obligatoire. Il a été planifié par les entreprises membres de CEPA, car ces dernières désirent disposer d’un plan qui a été mis à l’essai, tout comme elles désirent continuellement améliorer la sûreté des pipelines en travaillant de concert.

« Les entreprises membres de CEPA ont librement choisi, au moyen de l’EAMU, de collaborer et de parfaire leur capacité d’intervention en partageant leurs ressources et leurs meilleures pratiques au cours d’une situation d’urgence », a affirmé Kenny. « Cette collaboration est la preuve que dans notre secteur, lorsque la sécurité est en jeu, il n’est pas question de compétition, mais seulement de collaboration. Un incident, c’est le problème de tout le monde. »

Apprenez-en davantage la semaine prochaine

L’exercice de gestion conjointe des situations d’urgence de CEPA a aussi permis de mettre en valeur le matériel d’intervention d’urgence. Le billet de la semaine prochaine détaillera et expliquera une partie du matériel que les exploitants de pipelines sont prêts à déployer pour intervenir sur divers terrains et à différentes saisons.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2013, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.