Les inspecteurs de revêtements de pipelines : ils aident à empêcher les fuites de pipelines

Lorsque vous enfouissez une conduite en acier sous terre et que vous l’y laissez pendant des années, il y a un risque que cette conduite se corrode. C’est un problème que les exploitants pipeliniers s’efforcent de prévenir, comme nous en avons parlé lors de billets précédents sur la protection cathodique et sur les revêtements sophistiqués qui contribuent à protéger les pipelines de la corrosion.

Pipeline-coating

Bob Humble, de Proco Inspection Service ltd, est un inspecteur de revêtements certifié par la National Association of Corrosion Engineers (NACE) et un entrepreneur indépendant. Nous lui avons demandé de nous expliquer la façon dont on inspecte un revêtement de pipeline avant que ce dernier n’aille dans le sol, et le rôle que joue l’inspecteur pour garantir l’intégrité du pipeline :

« Le travail d’un inspecteur de revêtements, c’est de veiller à l’assurance de la qualité », nous a dit Bob. « Il inspecte et contrôle les revêtements pipeliniers afin de s’assurer qu’ils respectent le cahier des charges et répondent aux normes de l’industrie. »

En gros, un inspecteur vérifie que l’air ne peut s’introduire nulle part dans le pipeline. « Pour simplifier : pas d’oxygène, pas de corrosion », a-t-il affirmé.

Bob a expliqué que ces inspections sont la seule façon de s’assurer de l’intégrité du revêtement. « C’est très important que l’inspecteur puisse vérifier le travail qui est en train d’être effectué. Une entreprise attendra parfois que le revêtement ait été appliqué et ait durci, mais si on découvre un défaut de n’importe quelle sorte à ce stade, c’est toute la zone concernée, voire tout le revêtement qui doit être enlevé et appliqué de nouveau. »

Les quatre domaines d’attention principaux de l’inspecteur

Une fois la surface du pipeline sablée par soufflage afin de la préparer à recevoir un revêtement, l’inspecteur utilise un micromètre pour vérifier que le profil de surface offre une texture ou une rugosité adéquate.

  1. On surveille les conditions environnementales : des facteurs tels que la température de l’acier, le point de rosée et l’humidité relative de l’air ont tous une influence sur la longévité du revêtement.
  2. Après l’application du revêtement, on vérifie l’épaisseur de ce dernier en effectuant un contrôle magnétoscopique au moyen d’une jauge mesurant l’épaisseur du film sec.
  3. Pour finir, après que le revêtement a durci, on vérifie qu’il ne contient aucun vide ni aucune piqûre.

« Jeeping for holidays »

Bien que cette expression puisse vous évoquer une excursion hors route, il s’agit en réalité d’une phrase bizarre qu’emploient les inspecteurs de revêtements de pipelines. Les vides et les piqûres dans le revêtement sont appelés « holidays », tandis que « jeeping » fait référence au processus consistant à utiliser un détecteur haute tension capable de repérer jusqu’aux plus petits défauts grâce à un courant électrique.

Nous vous indiquerions bien l’origine de cette phrase, mais jusqu’à présent, nos recherches ne nous apporté aucune réponse. La connaissez-vous? Si oui, ajoutez un commentaire en bas de ce billet et dites-le-nous.

Si vous voulez en savoir plus sur la corrosion ainsi que sur la manière dont les sociétés pipelinières la préviennent, allez donc voir notre fiche d’information sur la corrosion.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 117 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2014, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.