Les faiseurs de mythes compromettent le débat sur les pipelines à l’égard des Canadiens

Le public canadien mérite un débat constructif sur les pipelines. Il mérite aussi un débat comportant moins de rhétorique et davantage de faits. Malheureusement, le climat politique actuel est tellement tendu à ce sujet que certains groupes ont eu recours à la création de mythes.

C’est une chose que d’avoir une opinion, mais c’en est une autre que de fabriquer de toutes pièces de fausses informations dans le but d’influer sur l’opinion publique.

Comme l’a déclaré Brenda Kenny, Présidente et chef de la direction de la CEPA dans un éditorial publié la semaine dernière, « en conclusion, le public mérite un débat constructif. Chez la CEPA, nous sommes prêts à relever tous les défis et à répondre aux contestations. »

Cela dit, ces défis doivent se baser sur des faits scientifiques, et non sur des mythes. Puisque notre économie, nos emplois, notre bien-être et notre environnement dépendent de ce débat, les Canadiens ne méritent rien de moins.

Les exploitants de pipelines de transport du Canada contribuent des faits au débat, à la différence des mythes créés par certains groupes pour parvenir à leurs fins.

L’un des mensonges les plus répandus a trait au bitume dilué, qui serait plus corrosif que les autres types de pétrole brut classique et qui poserait donc un danger pour l’intégrité des pipelines. Rien ne saurait être plus loin de la vérité.

Rien n’oblige à croire la CEPA. Écoutons plutôt les scientifiques de renommée mondiale de Penspen Integrity, qui ont déclaré dans leur rapport sur la corrosivité du dilbit (en anglais le Dilbit Corrosivity Report) : « Le dilbit et le synbit ne sont pas plus corrosifs pour les pipelines de transport de pétrole brut que les bruts lourds acides comparables, et pourraient être moins corrosifs dans de nombreux cas. »

Cela semble formel, n’est-ce pas? Les faits scientifiques sont des faits qui ont été vérifiés. C’est l’un des piliers de la démarche scientifique. C’est pourquoi Penspen a examiné 40 études couvrant quatre décennies pour pouvoir régler cette question une fois pour toutes – à partir de faits scientifiques. Et non à partir de fausses informations et de manipulation.

Comme l’a déclaré Mme Kenny dans le quotidien Province de Vancouver, « de telles tactiques sont fondamentalement contre-productives à la création d’un débat national qui aiderait à trouver un équilibre entre le développement de nos ressources naturelles, la protection de l’environnement et le soutien de la qualité de vie des Canadiens. À cet égard, les pipelines demeurent un mode de transport essentiel au bon fonctionnement d’une société moderne. »

Les Canadiens devraient former une opinion avisée fondée sur les faits et non sur des mythes. La CEPA et ses sociétés membres se font un plaisir de participer à un tel débat.