Les ESG : le rendement durable est une question de leadership

L’Institut sur la gouvernance mentionne trois éléments clés dans sa définition de la gouvernance : l’autorité, la prise de décision et l’imputabilité. En d’autres mots, la gouvernance est une question de leadership, et le conseil d’administration et les membres de la haute direction d’une entreprise en sont donc les principaux gardiens.

Dans ce troisième et dernier volet de notre série sur les ESG, nous examinons les raisons pour lesquelles la gouvernance est un critère essentiel des ESG.

Gouvernance

La gouvernance est la façon dont des groupes de personnes s’organisent pour prendre des décisions et atteindre des objectifs, qu’il s’agisse d’une société, d’un gouvernement, d’un organisme sans but lucratif ou d’un autre type de groupe officiel. Elle englobe chaque aspect de la gestion, des contrôles internes aux plans d’action en passant par la mesure du rendement et la divulgation. La bonne gouvernance peut faire la différence entre la réussite et l’échec d’une entreprise. C’est pourquoi les investisseurs et les actionnaires veulent être assurés que la gouvernance constitue une priorité de haut rang pour les entreprises dans lesquelles ils investissent, notamment les sociétés pipelinières.

 

Voici certains des facteurs dont les investisseurs tiennent compte lorsqu’ils évaluent la gouvernance afin de mesurer le rendement ESG.

  1. Surveillance et orientation du conseil d’administration – Dans la plupart des sociétés, le conseil d’administration dispose d’un comité chargé entre autres de la surveillance des ESG. Un comité axé sur les ESG surveille de près les politiques et les pratiques de l’entreprise à l’appui de la durabilité.
  2. Indépendance et expertise des membres du conseil d’administration – Des administrateurs indépendants agissent à titre de guides en adoptant un point de vue impartial et objectif. Ils possèdent généralement des compétences diversifiées, ainsi que de l’expérience dans des entreprises à l’extérieur de l’industrie. Grâce à cela, ils peuvent avoir différentes perspectives et cerner les risques et les occasions que la direction ne distingue peut-être pas naturellement.
  3. Diversité au sein du conseil d’administration – À compter de 2020, les sociétés cotées en bourse doivent envoyer au gouvernement un rapport sur la diversité au sein de leur conseil d’administration et de leurs équipes de haute direction. Quant à la mixité, un rapport de la Banque Nationale du Canada sur les ESG fait remarquer qu’on s’attend à ce que 30 pour cent des membres du conseil soient des femmes.
  4. Rémunération des membres du conseil d’administration et de la haute direction – Il importe que les politiques et régimes de rémunération des entreprises soient concurrentiels, équitables et transparents pour encourager le rendement et la croissance durable. Les comités de rémunération du conseil d’administration sont chargés de passer en revue et d’établir la rémunération des membres de la haute direction, et se fient généralement à des données relatives à des groupes comparables de sociétés de taille semblable pour éclairer leur travail.
  5. Vérificateurs financiers – Des auditeurs tiers de bonne réputation contribuent à l’intégrité du rendement financier. Du point de vue de la gouvernance, changer de vérificateurs tous les 10 à 12 ans est devenu une norme d’excellence, car ce roulement aide à maintenir l’indépendance des vérificateurs en cas de relation durable entre le vérificateur et le client. Le lancement de demandes de propositions de services de vérification tous les trois à cinq ans est également un bon indicateur d’une gouvernance financière saine.
  6. Vérificateurs des émissions de GES – La vérification des émissions de GES totales de l’entreprise par un vérificateur tiers représente une nouvelle tendance au sein de la gouvernance, car les investisseurs peuvent ainsi évaluer et comparer les données de différentes sociétés et industries.
  7. Leadership exécutif en matière d’ESG – Compte tenu de l’importance accrue de la divulgation et du rendement ESG, les entreprises de pipelines créent de plus en plus des postes de haute direction chargés de surveiller ces secteurs.

Un leadership réfléchi, un rendement ESG rigoureux et une divulgation stricte, ainsi qu’un engagement envers la sécurité font en sorte que l’industrie des pipelines est bien placée pour soutenir la reprise économique au Canada. De surcroît, les pipelines sont essentiels pour répondre à la demande mondiale croissante d’énergie responsable. Pour en savoir plus, consultez le Rapport 2020 sur la performance de l’industrie des pipelines de transport.

 

Sources :

Institut sur la gouvernance

30percentclub.org

Gouvernement du Canada : Corporations Canada

Banque Nationale du Canada Marchés financiers. Recherche thématique. Février 2020.

Rapport 2020 sur la performance de l’industrie des pipelines de transport de CEPA