Les « découvertes » des recherches sur la cessation de l’exploitation de pipelines

Ceci constitue le dernier billet de la série de CEPA sur la cessation de l’exploitation de pipelines. Si vous désirez en savoir davantage sur comment et pourquoi on procède à la cessation de l’exploitation d’un pipeline, jetez un coup d’œil à ces billets : Cessation de l’exploitation de pipelines 101 et 5 mythes à briser sur la cessation d’exploitation de pipelines

Un pipeline qu’on a cessé d’exploiter a atteint la fin de sa vie utile, mais l’engagement d’une pipelinière en matière de sécurité, lui, est toujours bel et bien vivant.

La protection de l’environnement et du public font déjà partie du processus de cessation d’exploitation d’un pipeline. Cependant, l’industrie cherche à s’améliorer constamment. C’est pour cette raison qu’elle contribue à faciliter d’importantes recherches par l’intermédiaire du Programme de recherche sur la cessation d’exploitation des pipelines.

« De façon générale, l’objectif (de ces recherches) est de combler les connaissances en matière de cessation d’exploitation des actifs pipeliniers et de continuer à améliorer les pratiques de l’industrie », explique Dave Hoffman, directeur principal de la recherche pour le développement et l’innovation à Enbridge Pipelines inc. et membre du comité directeur du programme de recherche.

Les recherches sur la cessation d’exploitation des pipelines : faire progresser les connaissances

Qui dirige les recherches?

CEPA collabore avec la Petroleum Technology Alliance Canada (PTAC) afin de faciliter le Programme de recherche sur la cessation d’exploitation des pipelines.

Le comité directeur du programme est responsable de guider et de diriger les recherches. Il se compose de représentants de CEPA et de ses adhérents, ainsi que de représentants de l’Office national de l’énergie (ONÉ) et de son Groupe chargé des questions foncières.

Sur quoi portent les recherches?

Si un pipeline cesse d’être exploité et est donc « abandonné » (pour reprendre le terme de l’ONÉ), la canalisation sera soit laissée en place (après avoir été nettoyée et purgée) ou retirée du sol.

Les pratiques actuelles de cessation d’exploitation de pipelines sont sécuritaires. Toutefois, les recherches entreprises visent à combler les lacunes identifiées en matière de connaissances.

Voici quelques exemples de ces projets de recherche, qui sont soit dans leur phase finale, soit toujours en cours :

  • Comprendre la décomposition du matériau de revêtement des canalisations dans le cas des pipelines abandonnés
  • Les effets du soulèvement par le gel sur les taux d’exposition des pipelines
  • Comprendre les mécanismes de la corrosion et leurs effets sur les pipelines abandonnés

« Le travail de 2015 visera principalement à comprendre les méthodes et les procédés de nettoyage des pipelines avant la cessation d’exploitation et à quantifier ce qu’on qualifie de “propre” en vue de fournir des indications supplémentaires à l’industrie et d’examiner les technologies et les méthodes optimales à notre disposition pour permettre ceci », déclare Hoffman.

Comme ce dernier l’explique, les résultats des recherches seront rendus publics et partagés à travers tout le secteur pipelinier et l’industrie pétrolière et gazière, ainsi qu’auprès des organismes de réglementation, des organismes gouvernementaux et d’autres parties prenantes.

Pourquoi les recherches sur la cessation d’exploitation des pipelines sont-elles importantes?

« Tout comme la gestion des aspects techniques et environnementaux associés à la conception, à la construction, à l’exploitation et à l’entretien d’un réseau pipelinier, la bonne gestion de la cessation d’exploitation d’un actif est importante si on veut protéger l’environnement et le public et respecter les droits des propriétaires fonciers », explique Hoffman.

La détermination du secteur à travailler en collaboration par l’intermédiaire de ce programme de recherche contribuera à améliorer sans cesse le processus de cessation d’exploitation des pipelines au Canada, et éventuellement dans d’autres pays.

« Poursuivre l’évaluation de ses pratiques actuelles, mais aussi étudier et rechercher des méthodes nouvelles et peut-être plus efficaces, ce sont tout simplement de bonnes pratiques pour n’importe quelle entreprise », déclare Hoffman.

Pour en savoir plus sur la cessation d’activité des pipelines :


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2013, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.