Les Autochtones et les pipelinières : des relations qui vont au-delà de la réglementation

La consultation des communautés autochtones est essentielle à tout projet pipelinier dont le tracé traverse des réserves ou des terres traditionnelles. Les pipelinières travaillent avec les communautés autochtones pour choisir un tracé qui en réduit l’impact sur la communauté et l’environnement.

Réglementation

La consultation des Autochtones constitue une partie réglementée du processus d’examen du pipeline au Canada. L’État doit consulter les communautés autochtones dont les terres sont touchées par un projet proposé avant que le projet puisse être approuvé; dans sa demande auprès de l’Office national de l’énergie, la pipelinière doit démontrer qu’elle a consulté les communautés qui vivent près du tracé envisagé.

Relations au-delà de la réglementation

La consultation est certes une exigence réglementaire, mais l’importance des relations avec les communautés autochtones va bien au-delà de la réglementation.

« La consultation peut être bénéfique pour les deux parties uniquement si ces deux parties s’entendent sur le fait que la consultation s’inscrit dans le cadre d’un objectif général », explique M. Francis Erasmus, propriétaire de Bridging Circles, entreprise qui conseille les organisations sur la manière de travailler en collaboration avec les Autochtones.

Une fois construits, les pipelines demeurent en exploitation pendant de nombreuses années; il est donc important d’avoir, entre les pipelinières et les communautés autochtones, des partenariats de longue durée qui soient mutuellement avantageux et, surtout, qui représentent la manière correcte d’agir.  

M. Erasmus a expliqué que les promoteurs pipeliniers à succès abordent la consultation avec le désir de nouer une relation fructueuse, et ils s’engagent à inclure les communautés autochtones dans les retombées économiques de leurs projets.

«  Les communautés autochtones nous disent depuis des années qu’elles veulent participer aux avantages des projets pipeliniers qui traversent leurs territoires et, de leur point de vue, cela signifie bien plus qu’une consultation », explique M. Erasmus qui a passé plus de vingt ans à travailler avec les Autochtones à représenter le gouvernement et l’industrie.

Les retombées économiques peuvent inclure des emplois, de la formation, des débouchés et une compensation pour l’utilisation des terres. Les pipelinières doivent travailler avec les Autochtones pour trouver un équilibre entre prospérité économique et culture autochtone traditionnelle.

Pourquoi la contribution des communautés autochtones est-elle essentielle aux pipelinières?

En apprenant le savoir traditionnel au sujet des terres, des forêts, de l’eau et de la faune de la région, les pipelinières peuvent apprendre à mieux réduire l’impact sur l’environnement de leurs projets. Afin d’obtenir un pacte social nécessaire à l’exploitation des pipelines, les sociétés ont besoin du soutien des Autochtones.

Lire les principes directeurs de CEPA sur les relations autochtones

Feuille de route réglementaire : Vous désirez connaître les obligations précises que les sociétés doivent respecter lorsqu’elles envisager de construire un pipeline sur des terres autochtones? Cliquez ici pour voir la réponse.

 

L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquéfié et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés principalement en Amérique du Nord.