L’économie canadienne est en jeu

James Hansen, scientifique qui a travaillé pour la NASA et qui occupe actuellement le poste de professeur à l’université de Columbia, a soutenu que si l’exploitation des sables bitumineux se poursuit, cela marquera un point de non-retour climatique – une déclaration qui a été vivement critiquée par de nombreuses sources crédibles.

Une chose est certaine – l’économie canadienne est en jeu.

Comme l’a déclaré Al Monaco, chef de la direction d’Enbridge, à Bloomberg cette semaine, « le Canada est une nation bâtie grâce aux chemins de fer au cours des années 1880; il compte aujourd’hui sur les pipelines pour stimuler sa croissance économique future. »

L’article de Bloomberg mentionne que Roger McKnight, analyste principal, secteur pétrole chez En-Pro, a déclaré lors d’une entrevue téléphonique en date du 16 mai : « le pétrole est la matière première qui est le moteur de l’économie. Notre pays est un producteur de matières premières, et nous ne pouvons le nier. Les pipelines définissent l’économie de notre pays. »

Les commentaires de Frank McKenna dans le Globe and Mail ont été plus lourds de sous-entendus : « la destruction de valeur au Canada est ahurissante, » a-t-il dit. « La somme d’argent qui part en fumée de façon quotidienne dans ce pays est ahurissante. »

La CEPA estime que le coût pour les gouvernements est de l’ordre de 11 milliards de dollars par an.

Cela représente un PIB important, un grand nombre d’emplois et un montant élevé de recettes fiscales, ce qui se traduit par des services de soins de santé, pédagogiques et autres sur lesquels comptent les Canadiens.

Comme l’a dit Perrin Beatty, Président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada lors d’un symposium récent, « l’absence d’accès fiable aux voies maritimes pour l’énergie canadienne compte parmi les principaux obstacles à la compétitivité auxquels est confrontée notre économie. La sensibilisation des Canadiens à cette question est au premier plan des priorités de la Chambre de commerce du Canada pour 2013. »

Les Canadiens sont des exportateurs – purement et simplement – et si nous l’oublions, par qui et par quoi seront payés les coûts de notre niveau de vie? Pour les Canadiens qui dépendent d’emplois et de services, il s’agit d’un enjeu majeur.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés de pipelines de transport qui exploitent 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, les sociétés membres de la CEPA ont transporté environ 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel et 1,2 milliard de barils de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés. Les sociétés membres de la CEPA transportent 97 pour cent de la production quotidienne de gaz naturel et de pétrole brut des régions productrices vers les marchés d’Amérique du Nord.