Le trilemme énergétique : Peut-on avoir sûreté, durabilité et prospérité?

Faut-il choisir entre sûreté énergétique, prospérité économique et durabilité? Ce n’est pas une question facile.

Mme Brenda Kenny, Ph. D., présidente et chef de la direction de CEPA, a parlé de ce « trilemme énergétique » lors d’une conférence publique qu’elle a donnée cette semaine à l’Université de Waterloo.

L’événement a duré environ une heure, mais nous pouvons résumer le message en une phrase : nous pouvons et devons choisir les trois.

Dans sa conférence, organisée par Waterloo Institute for Sustainable Energy (WISE), Mme Kenny a demandé à tous les Canadiens de travailler ensemble pour trouver des solutions qui nous permettront d’aborder les trois aspects de ces questions énergétiques.

Quel est le trilemme?

Mme Kenny, qui est titulaire d’un doctorat en ressources et l’environnement, a parlé de la nécessité de prendre des mesures mondiales relativement au changement climatique, mais elle a aussi souligné qu’il faut être réaliste quant à la demande croissante de l’énergie. C’est simple, au fur et à mesure que la population mondiale croît et que la qualité de vie s’améliore, la demande d’énergie, elle aussi, continuera d’augmenter. C’est la réalité à laquelle nous devons faire face.

Pour résumer un sujet très complexe, Mme Kenny croit que les stratégies énergétiques doivent aborder la question du changement climatique tout en tenant compte de la réalité des besoins socio-économiques.

Mme Kenny a suggéré une solution réaliste qui inclurait tous les types d’énergie, c’est-à-dire l’énergie renouvelable et les combustibles fossiles. Mme Kenny a précisé que même avec la croissance des formes d’énergie renouvelable, la demande de combustibles fossiles devrait se maintenir ou augmenter au cours des prochaines années.

Mme Kenny a également parlé de l’énorme rôle que le Canada joue sur la scène mondiale sur le plan de la conservation énergétique. Notre pays est riche en ressources naturelles dont la demande croît à l’échelle planétaire. Le commerce de ces ressources est essentiel à notre économie. Pendant sa conférence, Mme Kenny s’est dit inquiète du fait que nous ne recevons pas la pleine valeur de nos ressources parce que les infrastructures nécessaires au transport de l’énergie et à l’accès aux marchés mondiaux manquent au Canada.

Mme Kenny a fait remarquer que selon un récent rapport de la Chambre de commerce, cette perte de valeur coûte environ 50 millions de dollars en revenus tous les jours au Canada. Ce sont des fonds que nous pourrions investir dans de nouvelles technologies et dans des programmes sociaux.

La solution? La collaboration.

Mme Kenny a invité tous les Canadiens (peu importe leur position sur le débat énergétique) à travailler ensemble pour trouver des solutions à ce trilemme en optimisant « l’excellence pancanadienne ». Après tout, les Canadiens sont reconnus pour leur sens de la collaboration et du pragmatisme de grand cœur, a-t-elle dit en ajoutant  que ce n’est pas en « diabolisant les points de vue opposés » que nous trouverons des solutions. CEPA estime que si quelqu’un peut travailler ensemble pour trouver une solution, ce sont les Canadiens.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos sociétés membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés, principalement en Amérique du Nord.