Le manque de pipelines coûte cher aux Canadiens

Les pipelines et l’énergie qu’ils transportent sont importants pour les Canadiens. Ils jouent un rôle majeur dans notre vie quotidienne et procurent de nombreux avantages à notre économie. Ceci a été prouvé à maintes reprises tout au long de l’histoire de notre pays et ne changera pas à l’avenir.

Cette réalité signifie qu’un manque de pipelines coûte cher aux Canadiens.

Cela fait du tort à l’économie canadienne.

En décembre dernier, la Banque TD a publié une étude qui indique jusqu’à quel point le secteur canadien du pétrole et du gaz est important pour la santé de l’économie canadienne. 

« Les Services économiques TD ont déjà calculé que la contribution apportée par un investissement accru dans le secteur canadien du pétrole et du gaz a représenté 20 % de la croissance économique du Canada en 2010 et 2011. Il pourrait également contribuer de façon majeure à la croissance du pays à l’avenir, mais seulement si l’on accède à de nouveaux marchés. »

Le rapport ajoute que sans cet accès aux marchés, l’avenir s’annonce sombre. 

« En 2012, un rapport de l’Institut canadien de recherche énergétique (CERI) a estimé que si les principaux projets d’expansion pipeliniers actuellement envisagés ne sont pas construits, ce qui par suite limiterait la production future de pétrole dans l’Ouest du Canada, notre pays se privera d’un produit intérieur brut allant jusqu’à 1,3 billion de dollars (en dollars canadiens de 2012) et de 276 milliards de dollars en taxes de 2011 à 2035. »

Ceci fait du tort aux Canadiens ordinaires.

Par suite du manque actuel de pipelines, le bitume des sables bitumineux de l’Alberta se vend à des prix fortement réduits. Selon un article récemment paru dans le National Post (en anglais) « on s’attend à ce que le rabais exceptionnellement élevé imposé au prix du pétrole brut (de l’Alberta) sur le marché mondial entraîne un déficit de trois milliards de dollars cette année. »

Les bénéfices réduits des sociétés se traduisent par une réduction des redevances pour le gouvernement de l’Alberta et par une réduction des impôts payés par les entreprises aux gouvernements fédéral et provinciaux. Cité dans un article récemment paru dans le journal Calgary Herald (en anglais), l’honorable Joe Oliver, ministre des Ressources naturelles, a souligné la gravité de cette question et a fait remarquer que les Canadiens moyens en subiront les conséquences sous la forme d’une perte d’emplois :

« Si nous ne tenons pas compte des avertissements et que nous ne diversifions pas nos marchés d’énergie en construisant des infrastructures telles que les pipelines, nos ressources seront délaissées et nous perdrons des emplois et des affaires au Canada, » a déclaré M. Oliver à la chambre de commerce de Saint-Jean le mois dernier. « Nous perdons chaque jour 50 millions de dollars – soit 18 à 19 milliards de dollars par an – parce que nos ressources n’ont pas d’accès à la mer. »

Le rapport de la Banque TD fait remarquer que le secteur canadien du pétrole pourrait apporter une contribution majeure à l’économie du pays en créant des emplois et en produisant des revenus fiscaux qui aideraient à financer les priorités sociales. Cependant, du fait que ces ressources naturelles n’ont pas d’accès à la mer, les gouvernements provinciaux et fédéral doivent repenser leurs budgets, et notamment le financement stable des programmes et services. Dans le même article du Herald, l’honorable Doug Horner, ministre des Finances de l’Alberta, a déclaré que ces considérations demeureront une préoccupation à long terme.

« Il est certain qu’il existe des nuages noirs … qui vont entraver la situation économique de l’Alberta pendant quelque temps, » a-t-il dit. « Nous allons faire de notre mieux … pour contrôler les coûts et atteindre nos objectifs, et cela va imposer des choix difficiles aux ministres. »


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés de pipelines de transport qui exploitent 110 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2011, les sociétés membres de la CEPA ont transporté environ 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel et 1,2 milliard de barils de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés. Les sociétés membres de la CEPA transportent 97 pour cent de la production quotidienne de gaz naturel et de pétrole brut des régions productrices vers les marchés d’Amérique du Nord.