Le lien entre pipelines et changements climatiques (et ce que l’on fait pour y remédier)

Les changements climatiques. C’est l’objet de la 21e Conférence des parties (CdP21) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra à Paris, et c’est un problème qui nous touche tous. Pour les sociétés canadiennes de pipelines de transport, cela signifie que la découverte de nouvelles façons de réduire les gaz à effet de serre est une priorité. Mais qu’entend-on exactement par là ? Eh bien, dans ce billet, nous parlerons d’une manière dont l’exploitation des pipelines contribue aux changements climatiques, ainsi que de ce que l’on fait pour en limiter les impacts.

En quoi les pipelines contribuent-ils aux changements climatiques ?

Lorsqu’on leur parle d’émissions de gaz à effet de serre, c’est le dioxyde de carbone qui vient à l’esprit de la plupart des gens. Seulement, il y a d’autres coupables à blâmer. Le méthane, par exemple, possède un potentiel de réchauffement planétaire 25 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone.

Les émissions de méthane proviennent de sources naturelles, comme les terres humides, et sont aussi souvent produites par l’homme, par exemple dans le cadre de certaines activités industrielles et agricoles, notamment les opérations pipelinières liées au gaz naturel.

Les pipelines sont responsables de 1 pour cent des émissions de gaz à effet de serre au Canada.

Le gaz naturel est composé de 90 pour cent de méthane, et, au cours de l’exploitation pipelinière, on en rejette parfois dans l’atmosphère à cause de petites fuites de pipelines, durant des activités d’entretien et en raison d’une combustion incomplète dans les stations de compression.

Selon Dave Picard, directeur chez Clearstone Engineering, un cabinet d’ingénierie environnementale spécialisé dans l’analyse des émissions atmosphériques et le contrôle de la pollution atmosphérique industrielle, l’industrie pipelinière ne contribue que peu à l’ensemble des émissions de méthane au Canada.

« Les émissions de méthane sont plus importantes dans le secteur amont de l’industrie pétrolière et gazière », a déclaré Dave. « La contribution des réseaux de transport, de stockage et de distribution de gaz naturel est bien plus faible, ne représentant que 10 pour cent des émissions totales de méthane causées par le secteur du pétrole et du gaz naturel. »

Cependant, ce chiffre est suffisamment élevé pour que l’industrie pipelinière en ait fait une partie importante de ses politiques et programmes axés sur les changements climatiques.cow-climate-change

Fait : Les rejets de méthane sont une conséquence du processus digestif chez les vaches. Avec 1,4 million de vaches et génisses au Canada, ces bovins produisent 18 000 kilotonnes de méthane chaque année, soit environ trois fois la quantité émise par l’industrie pipelinière !

Pourquoi l’industrie pipelinière se préoccupe-t-elle du méthane ?

De façon globale, le méthane représente à peu près 15 pour cent des émissions de gaz à effet de serre au Canada ; néanmoins, les rejets de ce gaz entraînent des répercussions qui inquiètent les membres de notre industrie, notamment parce que le méthane :

  • contribue à la destruction de la couche d’ozone
  • est inflammable
  • peut provoquer une asphyxie si on en respire à forte concentration
  • est une ressource non renouvelable

Tous ces facteurs préoccupent les exploitants pipeliniers et c’est en partie pour cette raison que nous nous affairons à réduire les émissions de méthane.

Que font les sociétés de pipelines pour réduire leurs émissions de méthane ?

Afin de réduire au minimum leurs émissions de méthane, les pipelinières ont installé des moteurs plus efficients dans les stations de compression et ont mis en place des activités de détection des fuites et des protocoles de maintenance exigeant des mesures d’entretien continues afin d’empêcher les fuites. Elles participent également à des campagnes de promotion du programme « Cliquez avant de creuser » pour prévenir les dommages causés par des tierces parties.

Les sociétés pipelinières entreprennent une vaste gamme d’initiatives : elles ont notamment recours aux meilleures conceptions et à des activités d’entretien axées sur la prévention des risques, mènent des inspections dirigées et des programmes d’entretien propres à gérer les émissions fugitives causées par des fuites provenant du matériel, effectuent des analyses périodiques de l’intégrité des pipelines, utilisent des compresseurs pour soutirer et récupérer le gaz lors des purges de pipelines, maintiennent des centres d’appel et financent des programmes de sensibilisation du public visant à éviter de heurter les canalisations lors de travaux d’excavation, encouragent la gestion de la demande, et bien plus encore. » – Dave Picard

Les efforts pour réduire davantage les émissions se poursuivront alors que les exploitants de pipelines s’efforcent continuellement de s’améliorer pour résoudre le problème des changements climatiques, ainsi que sur d’autres questions liées à l’environnement et la sécurité.

Vous pourrez en apprendre plus en lisant notre fiche d’information sur la gestion du méthane et notre fiche d’information sur les changements climatiques.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 117 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2014, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.