Fournir des faits au lieu de semer la peur

Un nouveau rapport de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et de Greenpeace contient des affirmations erronées et désinforme les Québécois au sujet de l’industrie pipelinière.

L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport qui exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines au Canada. Nos sociétés membres gèrent des pipelines dans tout le pays, et notamment au Québec, depuis plus de soixante ans. Au cours de toutes ces années, les pipelines souterrains ont assuré le transport des produits pétroliers et gaziers en ne causant qu’un très petit nombre d’incidents.

De plus, l’industrie pipelinière s’est engagée à améliorer encore davantage son bilan de sécurité de 99,999 % et fait tout son possible pour prévenir le moindre incident. En 2012, les autoroutes de l’énergie du Canada ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits pétroliers liquides et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Les sociétés membres de la CEPA transportent 97 pour cent de la production quotidienne de gaz naturel et de pétrole brut terrestre du Canada depuis les régions productrices jusqu’à des marchés partout en Amérique du Nord.

Le rapport de 70 pages, qui semble représenter une source d’information légitime et fiable, ne prend cependant pas en considération les faits et les preuves scientifiques. Bien au contraire, il contient plusieurs inexactitudes, entre autres au sujet du transport du bitume dilué et de l’effet de sa viscosité, de sa teneur en soufre et de ses taux d’acidité sur les canalisations.

« Le rapport préparé par l’AQLPA et Greenpeace tente malheureusement de semer la peur parmi les Québécois au sujet du transport de brut lourd par pipeline, » a déclaré Ziad Saad, Vice-président, sécurité et durabilité de la CEPA. « Notre industrie transporte ce genre de produit depuis de nombreuses années sans que rien n’ait prouvé qu’il est plus dangereux que d’autres genres de produits acheminés par pipeline. »

Diverses études menées par des spécialistes du domaine de l’intégrité des pipelines et par des établissements scientifiques respectés ont d’ailleurs désavoué de nombreuses fois les affirmations de ce rapport. Ces études proviennent notamment des organismes suivants :

  • La National Academy of Sciences (NAS), qui est une société privée à but non lucratif composée d’éminents érudits chargés de donner des conseils indépendants et objectifs aux États-Unis sur des questions liées à la science et à la technologie, n’a pu découvrir aucune cause de défaillance de pipeline qui s’applique uniquement au transport du bitume dilué. Près de 500 membres de la NAS ont gagné un prix Nobel et la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, fondée en 1914, compte aujourd’hui parmi les publications internationales les plus renommées qui publient les résultats de recherches originales.
  • Le Penspen Integrity Group, organisme de renommée internationale basé au Royaume-Uni, a été chargé par la CEPA de se pencher sur les 42 dernières années et d’examiner plus de 40 études portant sur le transport de bitume dilué. Ses constatations ont permis de conclure que le bitume dilué n’est pas plus corrosif que le brut classique.
  • L’organisme NACE International, précédemment connu sous le nom de National Academy of Corrosion Engineers, a déclaré lors de sa convention ‘Northern Area Eastern Conference’ en 2012 qu’aucune des 16 études effectuées au cours des 20 dernières années n’a constaté d’éléments probants permettant de déterminer que le bitume dilué était plus corrosif que le brut classique. NACE International est l’organisme international le plus renommé en matière de corrosion.
  • L’Alberta Innovates Technology Future, qui engage des scientifiques et autres experts dont un grand nombre sont reconnus à l’échelle mondiale dans leur domaine d’études, a conclu que le transport de bitume dilué ne pose pas plus de risques que celui du brut classique.

Pour plus de renseignements sur le bitume dilué et la corrosion, nous vous invitons à visiter: www.aproposdespipelines.com

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Sandra Burns, MBA

Directrice des communications

Association canadienne de pipelines d’énergie

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