FAQ sur les pipelines : réponses à vos questions sur les déversements

Quels sont les faits au sujet des déversements pipeliniers? Les Canadiens et Canadiennes veulent obtenir des réponses et c’est pourquoi nous recevons souvent des questions concernant les déversements et la sécurité sur notre site Web. Cette semaine, pour le second billet de notre série « FAQ sur les pipelines », nous apportons des réponses à certaines de vos interrogations, que vous pouvez également lire sur notre page dédiée aux questions.

Question 1

Que voulez-vous dire par un « bilan de sécurité » de 99,99 %? On dirait surtout que vous essayez de manipuler les chiffres. Si votre but est de parvenir à zéro incident, la seule façon de procéder qui soit raisonnable serait de réduire le nombre de pipelines, pas de les prolonger.

– Peter I

Réponse : Excellente question, Peter. Notre bilan de sécurité reflète le pourcentage de produit que les membres de CEPA ont été en mesure de transporter sans incident. Cela signifie qu’en 2015, 99,9 pour cent du volume total des liquides et des produits du gaz naturel est arrivé à destination sans encombre. Vous pouvez consulter le bilan de l’industrie des pipelines de transport ici (les informations présentées remontent jusqu’à 2002.)

C’est la demande de produits pétroliers et gaziers qui oblige à prolonger les nouveaux pipelines de transport. Réduire le nombre de pipelines n’améliorerait pas obligatoirement le bilan de sécurité, mais cela augmenterait probablement le prix du pétrole et du gaz pour les consommateurs.

Ce qui nous permettra d’atteindre notre but de zéro incident est de perfectionner nos pratiques en matière de sécurité. Cela implique d’utiliser de nouvelles technologies, de créer une culture de la sécurité chez notre personnel, de mettre l’accent sur la formation et de travailler ensemble pour améliorer continuellement nos pratiques.

Question 2

Pourquoi les sociétés ne font-elles pas l’annonce de tous leurs déversements et leurs accidents?

– Dave

Réponse : Nous sommes d’accord sur le fait que les Canadiens et Canadiennes ont le droit d’être informés lorsque des déversements et des accidents surviennent. Parce qu’il s’agit d’infrastructures essentielles, les pipelines ont un impact dans la vie de la population canadienne, et donc, les gens devraient pouvoir savoir à quel point leur fonctionnement est sécuritaire. Il existe pour cela diverses façons se tenir au courant des incidents qui affectent les pipelines de transport au Canada.

Premièrement, les sociétés de pipelines de transport doivent signaler tout incident à un organisme de réglementation. Si le pipeline travers des frontières provinciales ou internationales, l’entreprise rapporte les incidents le concernant à l’Office national de l’énergie. Si le pipeline se trouve à l’intérieur de frontières provinciales, l’entreprise rapporte les incidents à l’organisme de réglementation provincial, soit la Oil and Gas Commission de Colombie-Britannique, l’Alberta Energy Regulator, le ministère de l’Économie de la Saskatchewan, la Commission de l’énergie de l’Ontario, etc. La plupart de ces organismes de réglementation font part de ces incidents sur leur site web. L’Office national de l’énergie, par exemple, possède un portail dédié au rendement en matière de sécurité, que vous pouvez consulter ici. Il convient de noter que chacun de ces organismes de réglementation possède son propre ensemble de critères relativement au genre d’informations que l’entreprise est tenue de lui fournir lorsqu’elle signale un incident.

CEPA possède également une carte interactive sur plateforme Google appelée « Carte à propos des pipelines ». Celle-ci vous permet de rechercher les pipelines et les installations des sociétés membres de CEPA ainsi que les incidents qu’elles ont eu à déplorer en entrant le code postal ou le nom d’une collectivité, ou encore en agrandissant la carte. Lorsque vous examinez un incident, vous pouvez voir de quel type d’incident il s’agit, le moment où il s’est produit et sa cause. CEPA propose également des données agrégées sur les incidents qui lui ont été fournies par ses membres et que vous pouvez consulter ici.

Question 3

Quelles méthodes utilise-t-on pour empêcher les ruptures et les fuites de pipelines au fil du temps?

– Lynn M.

Réponse : La prévention des incidents fait l’objet de toutes les attentions, dès les étapes de planification d’un projet de pipeline de transport. Les phases de sélection du tracé, de conception et de construction du projet consistent à maximiser la sécurité et à minimiser les risques pour la population canadienne et pour l’environnement. Par exemple, les exploitants pipeliniers mènent des études de gestion des géorisques là où c’est nécessaire afin d’évaluer les risques de mouvement du sol ou d’instabilité pouvant occasionner une rupture de pipeline. Même le type de revêtement utilisé sur le pipeline est soigneusement choisi, appliqué et inspecté de façon à protéger le pipeline de la corrosion.

Une fois le pipeline en service, celui-ci fait l’objet d’une surveillance 24 heures sur 24, sept jours sur sept depuis la salle de commande de l’exploitant pipelinier. On fait appel à de nombreux outils technologiques tels que des capteurs et des caméras pour surveiller l’apparition de toute anomalie sur le pipeline. La surveillance aérienne et les patrouilles terrestres effectuées par le personnel le long de l’emprise servent également à guetter tout ce qui sortirait de l’ordinaire. Si on détecte quelque chose, l’information est aussitôt transmise à la salle de commande, où le pipeline peut être arrêté immédiatement.

Les exploitants pipeliniers effectuent également des fouilles d’intégrité. Dans le cadre de cette pratique, l’exploitant excave un tronçon du pipeline sur lequel une anomalie a été repérée et, si nécessaire, il répare ou remplace ce tronçon de conduite. Plus de 3 000 fouilles d’intégrité ont été réalisées en 2015 sur les pipelines des membres de CEPA.

Tout au long de leur cycle de vie, on veille à ce que les pipelines demeurent sûrs et fiables en les surveillant et en les inspectant soigneusement et régulièrement. Vous trouverez plus d’information à ce sujet ici.

Pour plus de réponses à vos questions, consultez le premier billet de cette série : FAQ sur les pipelines : réponses à vos questions. Et revenez nous lire sous peu car nous répondrons très bientôt à d’autres questions.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2013, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.