Exploiter la compétitivité du Canada pour assurer la relance économique

Comment peut-on rétablir l’économie nationale du Canada après un arrêt forcé de plusieurs mois qui a dévasté de nombreuses entreprises – grandes et petites –, et laissé des millions de chômeurs au pays? C’est une question qui préoccupe les chefs d’entreprise et les dirigeants communautaires et politiques. Le Task Force for Real Jobs, Real Recovery (groupe de travail pour de véritables emplois et une véritable reprise) est convaincu qu’il peut répondre à cette question.

Les membres du groupe s’affairent à élaborer un modèle de reprise économique au Canada axé sur nos ressources naturelles. Pour en savoir plus, nous nous sommes entretenus avec Stewart Muir, qui dirige Resource Works, l’organisme ayant formé le groupe de travail.

Resource Works est un organisme non partisan et sans but lucratif de la Colombie-Britannique qui se voue au développement responsable des ressources du Canada, tout en conservant un environnement propre et sain.

 

Qu’est-ce que le Task Force for Real Jobs, Real Recovery?

« Resource Works cherche à dépolariser les conversations portant sur la mise en valeur des ressources », dit M. Muir. Le Task Force for Real Jobs, Real Recovery est issu d’une étude intitulée Team Canada for the Rebuild et menée par Resource Works au cours des premiers jours de la pandémie. Elle visait à réfléchir de bonne heure à une stratégie de reprise. « L’une des suggestions provenant de cette étude était de former une coalition diversifiée afin d’examiner et de présenter des options pour relancer l’économie », explique M. Muir.

Le groupe de travail national réunit des entreprises, des syndicats, des groupes de défense des droits des Autochtones, des organisations de l’industrie et des organisations professionnelles représentant 250 000 entreprises et plus de trois millions de travailleurs partout au pays. L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) figure parmi les 34 groupes de l’industrie participants.

Le rapport contenant les mesures de reprise proposées sera présenté d’ici la fin juillet aux décideurs fédéraux, notamment le Conseil sur la stratégie industrielle du gouvernement du Canada. Le Conseil a été créé récemment en réaction aux répercussions économiques de la COVID-19. Le rapport du groupe de travail sera également présenté aux gouvernements provinciaux et territoriaux.

« Le secteur des ressources au Canada comporte de nombreux avantages qui peuvent contribuer à une relance économique rapide, affirme M. Muir. Les idées que nous soumettons au gouvernement doivent respecter trois critères : elles doivent être concurrentielles, “propres” et inclusives. » La capacité du Canada à produire des matières premières à faibles émissions dans un cadre rigoureux sur le plan environnemental, social et de gouvernance constitue une part importante de notre avantage concurrentiel.

 

Un secteur qui regorge de possibilités réalistes

Muir mentionne une sensibilisation accrue au fait que bien des discussions menées tôt sur la reprise semblaient exclure un rôle important pour les ressources naturelles. « On ne peut pas dresser un plan de relance économique pour le Canada sans accorder une place de choix aux ressources naturelles, affirme M. Muir. Le secteur des ressources regorge de possibilités. Nous n’avons pas à inventer de nouvelles industries ou à accorder de fortes subventions à des initiatives qui pourraient être concluantes, ou pas. Nous devons plutôt trouver des moyens d’exploiter ces possibilités en s’assurant d’abord qu’elles peuvent se réaliser rapidement. »

C’est la raison de l’accent sur de « véritables » emplois et une « véritable » reprise dans le nom du groupe de travail [NDT : en anglais, real signifie « véritable »]. « Nous voulons créer des emplois qui sont liés à des occasions réelles et immédiates. »

Muir a bon espoir que les Canadiens accepteront les recommandations du groupe de travail, c’est-à-dire des activités associées aux ressources naturelles qui soient respectueuses de l’environnement. « Le groupe de travail jette les bases d’une ère nouvelle où le secteur des ressources naturelles ouvre la voie de la reprise économique et de la prospérité à long terme », conclut-il.

CEPA se réjouit de représenter ses membres au sein du groupe de travail et de cerner et saisir de véritables occasions de relance économique au Canada. Les pipelines canadiens continuent d’acheminer de l’énergie essentielle quand nous en avons le plus besoin. Et ils continueront de jouer un rôle essentiel dans notre retour en force.