En cas d’urgence, l’industrie est prête à intervenir

Au Canada, les beautés de la nature abondent. Quand on y pense, il est incroyable de pouvoir jouir d’une telle foule d’expériences différentes d’un océan à l’autre. Des promenades sur les rivages rocailleux de Peggy’s Cove aux randonnées de la côte britannocolombienne en passant par la pêche dans les fleuves et rivières, l’environnement du Canada nous offre tous quelque chose à chérir.

C’est précisément pour cela que les membres de CEPA s’efforcent de le protéger en faisant de la sécurité et de l’environnement leur priorité numéro un.

C’est aussi pour cela qu’ils ne ménagent aucun effort pour empêcher les incidents de pipeline. Mais en cas de fuite ou de déversement, l’industrie est prête à intervenir rapidement et efficacement.

Toutes les sociétés membres de CEPA possèdent un programme de gestion des situations d’urgence qui prévoit, prévient, gère et atténue les conditions si un incident se produit. Ces plans sont rendus publics, comme l’exige l’Office national de l’énergie, et sont disponibles sur les sites Web des sociétés membres de CEPA.

En vue d’éclairer l’élaboration de ces plans, les membres de CEPA se sont rassemblés en 2015 pour établir un ensemble de directives préconisant les délais à suivre en cas d’intervention. Les Directives sur les délais d’intervention ont pour but d’aider les sociétés à identifier et à positionner adéquatement des personnes et du matériel avant qu’un incident ne survienne, ainsi qu’à mettre en place des procédures de soutien. Cela leur permet d’intervenir de façon rapide et sécuritaire en cas d’incident.

Phases et délais d’une intervention d’urgence

Ces directives s’appliquent spécifiquement aux situations d’urgence confirmées affectant les pipelines des membres de CEPA. Une fois l’incident détecté, l’intervention se déroule en quatre phases :

Phase 1 : Arrêt du pipeline. Une fois la situation d’urgence constatée, le pipeline est arrêté immédiatement à distance depuis une salle de commande.

Phase 2 : Activités liées à l’intervention d’urgence. On établit habituellement un système d’intervention d’urgence et un système de commandement des interventions dans un délai de deux heures. Dans cette phase, ces activités peuvent consister à mettre en place une structure d’intervention et un centre d’opération d’urgence.

Phase 3 : Arrivée du personnel sur le site. Les premiers intervenants de la société se rendent sur le site de l’incident dans un délai de trois heures.

Phase 4 : Arrivée du matériel sur le site. Le matériel d’intervention initiale arrivera sur le site au plus tard six heures après la découverte de l’incident. L’intervention sur le site peut être menée à bien par le personnel, des entrepreneurs ou des services d’aide mutuelle/coopératives antidéversements. Quand il s’agit de pétrole, les mesures de soutien supplémentaires devront être mises en œuvre au plus tard dans les 72 heures.

Parfois, des facteurs exceptionnels perturberont les délais d’arrivée sur le site lors des phases 2 et 4, notamment :

  • Sécurité du personnel et du public : La sécurité du personnel et du public est la principale priorité des membres de CEPA. Les règles et règlements de sécurité primeront toujours sur le fait d’arriver sur le site à un moment donné.
  • Endroits éloignés : L’accès à un site éloigné entraîne des conséquences sur le genre et la disponibilité des ressources, les considérations opérationnelles et la sécurité du personnel de la société.
  • Le moment de la journée : Certains moyens de transport tels que les hélicoptères sont limités durant les heures de faible luminosité. L’obscurité de la nuit augmente également le risque de heurter un animal et oblige à réduire la vitesse d’intervention.
  • Conditions météorologiques : Elles peuvent limiter ou modifier les moyens de transport utilisés, ce qui allonge les délais d’intervention. Par exemple, les tempêtes de neige accroissent les délais d’intervention car elles obligent à diminuer sa vitesse.
  • Communications : Les délais d’arrivée pourraient être affectés par des infrastructures de communication endommagées.
  • Fermeture de routes causée par des catastrophes naturelles : Les délais d’arrivée pourraient être affectés par la fermeture de routes en raison des conditions météorologiques actuelles ou de catastrophes naturelles antérieures (p. ex., autoroute inondée, route endommagée à la suite d’incendies forestiers, tremblements de terre, etc.).
  • Problèmes de transport : Les délais d’arrivée pourraient être affectés par la fermeture de routes ou des déviations imposées par des accidents de la route graves ou une circulation dense. Les pannes d’électricité, les fermetures de routes et les réparations de la chaussée sont d’autres contretemps liés aux infrastructures dont il faut tenir compte.
  • Site sous contrôle des forces de l’ordre : Les autorités locales peuvent interdire l’accès au site en raison de menaces terroristes ou d’agitation civile.
  • Intervention d’autres organismes ou institutions gouvernementales : Lors d’une situation d’urgence, les organismes gouvernementaux du secteur peuvent fournir des ressources en plus de celles de la société, par exemple des hélicoptères ou d’autres véhicules.

Bien que ces directives ne constituent pas des indicateurs de performance durant une intervention, elles jouent un rôle important pour faire en sorte que les pipelines demeurent le moyen le plus sûr et responsable d’acheminer l’énergie qu’utilise quotidiennement la population canadienne.