Dialogue sur les pipelines : l’une des façons dont CEPA écoute différentes perspectives

Les pipelines de transport canadiens relient les Canadiens à une énergie sûre et responsable. Parce que nos membres touchent un ensemble de régions vaste et divers dans tout le pays grâce à leur réseau de 118 000 kilomètres de canalisations, nous pensons qu’il est important d’être à l’écoute d’un groupe de parties prenantes tout aussi vaste et divers. C’est pourquoi nous organisons les Dialogue sur les pipelines.

Dans le cadre du Dialogue de cette année, des intervenants issus du milieu universitaire, de groupes de réflexion et de l’industrie ainsi que des propriétaires fonciers et des agriculteurs se sont réunis en mars à Montréal, au Québec, pour discuter de l’avenir de l’énergie dans l’Est canadien (soit le Québec et les provinces de l’Atlantique). Parmi les sujets abordés, il a été question de savoir dans quelle mesure les Canadiens de l’Est jugent nécessaire d’accéder au pétrole et au gaz de l’Ouest et de construire de nouveaux pipelines.

 

Pas de problèmes génériques « propres à l’est »

Il est rapidement devenu évident que dans l’Est, les attitudes et les perspectives vis-à-vis du pétrole, du gaz naturel et des pipelines varient d’une sous-région à une autre. En d’autres termes, il n’existe pas de « problème propre à l’Est ». En revanche, les participants ont indiqué plusieurs raisons expliquant les divergences d’attitudes et de perspectives selon les régions, notamment les suivantes :

  • Différentes définitions de l’énergie, qui dépendent des principales sources d’approvisionnement énergétique provinciales (p. ex. l’hydroélectricité au Québec et les combustibles fossiles en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick)
  • Le coût de l’énergie. Par exemple, dans les provinces atlantiques, où les coûts énergétiques sont élevés, on s’intéresse davantage à accéder à d’autres sources d’énergie, à stabiliser les prix et à se doter d’un approvisionnement fiable.
  • La façon dont la politique, l’économie et les incidents liés à la sécurité façonnent les attitudes d’aujourd’hui.

 

L’exploitation pétrolière et gazière et les changements climatiques

Les participants se sont également penchés sur un éventail de sujets, dont la question suivante : « Comment pouvons-nous continuer à exploiter notre pétrole et notre gaz naturel tout en luttant contre les changements climatiques? » C’est un sujet qui a trouvé un écho chez les participants au Dialogue et qui a généré un débat vigoureux. Il est apparu clairement qu’il faudra intensifier le travail entrepris pour sensibiliser le public aux progrès réalisés par le secteur énergétique dans sa lutte contre les changements climatiques et les problèmes environnementaux.

Comme l’a dit Chris Bloomer, président et chef de la direction de CEPA, « Nous devons tenir compte des changements climatiques dans ce que nous faisons, et aussi communiquer plus efficacement ce que fait l’industrie pour faire face au problème, y compris notre rôle en vue de le résoudre. »

 

Une foule d’idée à considérer

Outre la nécessité pour l’industrie de tenir compte des changements climatiques dans ses activités et ses décisions, voici trois des nombreux besoins dont l’évènement a permis de prendre conscience :

  1. Leadership régional et national pour définir une vision et une stratégie en matière d’énergie afin de guider l’industrie pétrolière et gazière et l’industrie pipelinière vers l’avenir.
  2. Sensibilisation et communication plus efficaces dans le cadre d’un effort concerté de l’industrie visant à présenter ses découvertes, ses réalisations et ses engagements de manière cohérente et factuelle.
  3. Création d’un couloir de transport de l’énergie permettant aux projets d’infrastructure énergétique d’aller de l’avant sans nécessiter un long processus d’approbation et de réduire les impacts environnementaux, sociaux et économiques de ceux-ci.

CEPA se réjouit de continuer à mobiliser les chefs de file du secteur environnemental, des groupes autochtones et de l’industrie qui peuvent réfléchir avec un esprit critique, remettre les choses en question et communiquer à propos de l’avenir du pétrole et du gaz naturel au Canada.