Des mesures pour protéger les opérateurs de salles de commande contre la COVID-19

Les salles de commande des sociétés membres de CEPA sont le cerveau de chaque réseau pipelinier. C’est pourquoi, durant la pandémie de COVID-19, les sociétés de pipelines prennent des mesures extraordinaires pour protéger les travailleurs pipeliniers essentiels tels que les opérateurs de salles de commande, ainsi que leur famille, contre toute infection.

Les salles de commande de pipelines : de quoi s’agit-il?

Chaque membre de CEPA possède au moins une salle de commande. Dans cet environnement professionnel de pointe débordant d’activités très ciblées, des opérateurs surveillent les pipelines à un rythme soutenu, 24 heures sur 24. Ils utilisent des systèmes informatiques ultramodernes (semblables aux systèmes de contrôle de la circulation aérienne) pour repérer tout changement inexpliqué de débit ou de pression dans un pipeline et intervenir rapidement. À l’intérieur des salles de commande, des murs d’affichages numériques soigneusement disposés informent tout le monde de ce qui se passe.

Les opérateurs de salles de commande sont réputés pour former des équipes très soudées. Par conséquent, la distanciation sociale peut s’avérer difficile.

Dans ce billet, afin de célébrer la Semaine nord-américaine de la santé et de la sécurité au travail (NAOSH), nous nous penchons sur les mesures que prend l’industrie pipelinière pour assurer la sécurité des opérateurs de salles de commande durant la pandémie.

6 mesures pour empêcher la propagation de l’infection parmi le personnel des salles de commande de pipelines

  1. Une salle de commande différente à chaque quart de travail : Parce que les salles de commande sont le cerveau derrière le fonctionnement des pipelines, il est essentiel de disposer d’emplacements de secours afin d’assurer la circulation de l’énergie en cas de crise. Durant la pandémie de COVID-19, les sociétés pipelinières utilisent ces installations pour séparer les employés de quarts différents. Chaque équipe travaille donc d’un endroit différent, ce qui limite les contacts avec les autres opérateurs.
  2. Modification de la rotation des quarts de travail : Les opérateurs de salles de commande effectuent généralement des cycles de trois quarts de 12 heures, séparés par une période de deux jours de repos. Cet horaire a changé afin de limiter le nombre d’expositions éventuelles durant la pandémie. Les opérateurs effectuent désormais des cycles de cinq quarts de 12 heures, séparés par quatre jours de repos.
  3. Désinfection rigoureuse : Après chaque quart, une équipe de nettoyage désinfecte toutes les surfaces de la salle de commande, y compris chaque stylo, cafetière, poignée de porte ou de tiroir, interrupteur, etc., jusqu’aux leviers de réglage des sièges. Ils nettoient soigneusement tout ce que les opérateurs sont susceptibles de toucher.
  4. Lumières ultraviolettes: En plus de nettoyer leurs installations, certaines sociétés ont recours à des lumières ultraviolettes pour désinfecter les surfaces des salles de commandes une fois le personnel parti. À la fin du service des opérateurs et des nettoyeurs, ces lumières spéciales aseptisent encore davantage les lieux.
  5. Déplacement des pupitres de commande : Certaines sociétés pipelinières vont jusqu’à déplacer les pupitres de commande dans des salles de réunions situées en dehors de la salle de commande. Grâce à cette mesure, les opérateurs peuvent travailler séparément des autres pendant leur quart, tout en étant capables de voir les grands écrans au centre. Un système d’interphone dans chaque pièce leur permet d’être en liaison permanente. En cas de problème technique exigeant l’intervention sur place d’un technicien extérieur, ce dernier travaille seul, dans un espace cloisonné.
  6. Protocoles pandémiques pour les opérateurs : Les opérateurs des salles de commande ont accepté de respecter toute une série de protocoles, qui leur demandent notamment de s’isoler de leur famille lorsqu’ils rentrent chez eux. Ils reçoivent leurs provisions et toute autre livraison de nourriture sans avoir à communiquer directement avec quiconque. D’autres protocoles exigent d’eux qu’ils portent des vêtements fraîchement lavés à chaque quart et qu’ils nettoient leur matériel en arrivant à leur poste de travail.

Tous les membres de CEPA soulignent l’importance d’aider les équipes à comprendre la nécessité de certaines mesures, surtout celles qui s’appliquent à l’extérieur du lieu de travail; même si une seule personne omet de suivre les protocoles, elle pourrait mettre en danger tout le reste de l’équipe. Et c’est sans compter le fait que plusieurs opérateurs doivent persuader les membres de leur famille de suivre les mêmes protocoles.

Tous ces efforts en valent la peine. Les opérateurs peuvent retourner chez eux en toute sécurité, et nous pouvons tous continuer à bénéficier d’une énergie fiable, qui nous garde à l’abri du danger.