De nouvelles normes pour les ingénieurs des pipelines, avec l’aide du pays des kangourous

Les ingénieurs des pipelines à l’emploi des entreprises membres de CEPA peuvent maintenant accéder à un nouvel ensemble de normes techniques qui les aideront à bâtir leur carrière et à faire en sorte que les entreprises disposent des bonnes personnes pour faire le travail.

L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) travaille depuis plusieurs années avec son homologue australien pour implanter au Canada ce programme unique, conçu par l’Australian Pipelines and Gas Association (APGA) afin de faciliter le transfert des connaissances et de l’expérience des ingénieurs des pipelines, qui sont chargés de prendre des décisions critiques en lien avec des pipelines sous haute pression.

Nous nous sommes entretenus avec l’un des directeurs de l’APGA, Leon Richards, au sujet du programme et des retombées du partenariat pour le Canada.

 

Q: Vous appelez ce système l’« APGA Pipeline Engineering Competency System » (système des compétences en génie des pipelines de l’AGPA). C’est tout un nom! De quoi s’agit-il en quelques mots?

Les ingénieurs des pipelines doivent posséder une connaissance générale de l’industrie et une connaissance approfondie de leur domaine d’expertise. Ce système les aide à prouver qu’ils possèdent la formation, les titres de compétence et l’expérience nécessaires pour remplir leurs responsabilités en toute sécurité.

Le système a deux grands objectifs :

  • prouver qu’un ingénieur des pipelines possède les compétences nécessaires pour concevoir, construire ou exploiter un pipeline d’énergie;
  • cerner les lacunes en matière de connaissances et déterminer la nécessité pour les ingénieurs des pipelines de suivre une formation ou de se perfectionner.

 

Q: Quel est l’avantage de ce système en Australie, et maintenant au Canada?

La sécurité est la priorité absolue de l’industrie des pipelines, que ce soit en Australie ou au Canada. Ce système rehausse l’ingénierie et la sécurité de nos pipelines d’énergie en s’assurant que les personnes qui y travaillent sont qualifiées.

Le génie des pipelines comporte une vaste gamme de sous-spécialités, notamment en conception, construction, exploitation et entretien. Chacun de ces domaines peut exiger un sous-ensemble différent de compétences et de formations.

Le système de compétences peut aider les exploitants à s’assurer que les bonnes personnes exécutent les bonnes tâches pour que les pipelines continuent à fonctionner de manière sécuritaire.

 

Q: Pourquoi est-il important de souligner que le Canada et l’Australie travaillent maintenant avec le même système?

C’est une question de partage des connaissances et de recherche d’améliorations. Nous devons veiller à ce que nos infrastructures de pipelines continuent de fonctionner en toute sécurité.

C’est légèrement ironique, puisque le savoir en matière de pipelines en Australie est venu du Canada et des États-Unis dans les années 1960 et 1970, lorsque l’industrie australienne des oléoducs et des gazoducs a vu le jour.

Depuis plusieurs décennies, nous élaborons séparément nos normes en matière de pipelines. Il est également révélateur que l’Australie puisse maintenant partager avec d’autres pays du monde les vastes connaissances qu’elle a acquises grâce à son expérience et ses activités de recherche et de développement.

Le programme, qui a été mis sur pied expressément pour le système réglementaire australien, a été amélioré et adapté en fonction des normes canadiennes.

Bien que nos environnements d’exploitation soient différents, nous avons un objectif commun : transporter des produits énergétiques de la manière la plus sûre et la plus responsable possible.

 

Mise en œuvre au Canada

CEPA a consacré l’année qui vient de s’écouler à adapter le programme australien en fonction des normes et de la réglementation canadiennes. Ses membres peuvent maintenant y accéder en s’y abonnant.

CEPA se réjouit de poursuivre sa collaboration avec l’APGA. Pour en savoir plus à propos du lancement du programme au Canada, cliquez ici.

Nous tenons à remercier Leon Richards de l’Australian Pipelines and Gas Association pour sa contribution à ce billet.