Comment une employée de société pipelinière aide à protéger des écosystèmes en C.-B.

Ceci est le second billet de la série intitulée « L’aspect humain de la protection de l’environnement ».

Pour Siobhan Crawford, apporter une contribution positive à la protection de l’environnement suppose d’effectuer des changements depuis l’intérieur d’une société. C’est pour cette raison qu’elle est devenue spécialiste de l’environnement chez Spectra Energy : son rôle lui donne la chance de faire réellement une différence.

20150929_101214_resized-1024x768 La jeune femme originaire du Manitoba réside et travaille aujourd’hui à Fort Nelson, en Colombie-Britannique. « J’adore la Colombie-Britannique », dit-elle. « Le Nord-Est de la Colombie-Britannique possède vraiment une ambiance différence, comparativement aux autres régions de la province que j’ai visitées et dans lesquelles j’ai vécu — la forêt boréale me rappelle beaucoup le Manitoba, où j’ai grandi. »

Nous nous sommes entretenus avec Siobhan afin d’en apprendre plus sur la façon dont elle passe ses journées. Voici ce qu’elle a partagé avec nous :

Q : D’où vous vient cet amour de la nature et de l’environnement?

Siobhan : Parce que j’ai grandi dans une communauté rurale du Nord du Manitoba, j’ai passé beaucoup de temps à explorer les forêts environnantes, et on m’a toujours encouragée à accorder une grande valeur à la nature sauvage et la faune.

À l’université, j’ai étudié en sciences et à la suite de ma première année, j’ai décroché un emploi avec Manitoba Conservation comme guide de nature. Ça a vraiment renforcé ma passion de travailler dans le milieu de l’environnement. J’ai trouvé fascinant de constater à quel point les différents aspects des écosystèmes sont reliés entre eux; à quel point un seul changement (positif ou négatif) peut entraîner des répercussions sur tout le système. Je suis sortie de mon programme de sciences générales pour m’orienter vers une filière de sciences de l’environnement, et je n’ai jamais eu à regretter mon choix.

Q : En quoi consiste le travail d’une spécialiste de l’environnement?

Siobhan : Je participe à la création et la mise en œuvre de notre programme de gestion environnementale, et je contribue à garantir que nos activités soient conformes aux permis environnementaux, à la réglementation et aux pratiques de gestion exemplaires.

Une fois un nouveau pipeline construit, j’aide à contrôler la revégétalisation et à faire en sorte de gérer toutes les herbes nocives ou envahissantes.

Le plus important dans mon rôle, c’est de m’assurer que les travaux d’entretien réalisés sur les pipelines et les installations existantes sont menés d’une manière responsable, qui protège l’environnement.

Q : Qu’est-ce qui vous intéresse le plus concernant les activités d’assainissement?

Siobhan : J’ai occupé plusieurs emplois d’été durant les années où j’étudiais pour obtenir mon baccalauréat, mais le domaine d’intérêt qui m’a le plus captivé était l’assainissement des terres. Pour simplifier, c’est comme un grand casse-tête à résoudre : vous prenez un terrain, vous voyez ce que vous pouvez faire pour le ramener à la vie et vous lui donnez un nouveau souffle.

Q : Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail?

Siobhan : Ce qui me passionne, c’est d’assurer la conformité par rapport à la réglementation (p. ex., rendre compte des déversements et le nettoyage, les exigences relatives aux permis, etc.). Il est très important pour moi que nous exercions nos activités d’une manière responsable afin de pouvoir continuer à exploiter.

J’aime aussi la partie de mon travail qui se déroule sur le terrain. Je plaisante souvent avec les membres du personnel d’exploitation en leur disant que j’ai le meilleur emploi dans la société, parce qu’on me paie pour jouer dans la terre (en prélevant des échantillons de sol).

Q : Comment conciliez-vous votre passion pour l’environnement et le fait de travailler dans le secteur énergétique?

Siobhan : J’ai travaillé pour le gouvernement et pour le secteur privé, et à mon avis, la meilleure façon d’avoir un impact positif est d’encourager des changements au sein des sociétés privées. Je m’assure qu’on ne lésine pas et qu’on tient compte des exigences environnementales, et j’éprouve le sentiment d’avoir accompli quelque chose lorsqu’un employé ou une employée de première ligne accepte et exécute un changement que j’ai préconisé.

À notre époque, la plupart des entreprises semblent reconnaître qu’afin de poursuivre leurs activités et conserver leur permis social d’exploitation, elles doivent atténuer leurs répercussions sur l’environnement autant que possible. Effectuer de petits changements dans la façon dont nous menons notre exploitation peut se traduire par de grandes victoires — c’est l’effet boule de neige.

Lorsque Siobhan ne travaille pas, elle aime jouer dans une ligue féminine de hockey, faire du camping et de la randonnée avec son fiancé, faire du vélo, cuisiner, courir et promener ses chiens. Elle s’est même essayée au tricotage et à la photographie.

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Pour en savoir plus sur le facteur humain dans la protection de l’environnement, allez voir ce premier billet : Qui protège l’environnement autour des pipelines canadiens? Entre autres, ce gars-là.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 117 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2014, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.