Comment les sociétés pipelinières protègent-elles les lieux de pêche?

La pêche commerciale, récréative et autochtone joue un rôle culturel et socioéconomique important dans la vie des Canadiens. Près de 80 000 Canadiens vivent directement de la pêche ou d’activités qui s’y rattachent. C’est pourquoi les sociétés pipelinière s’emploient à protéger l’habitat des poissons lorsqu’elles planifient et construisent des pipelines qui franchissent des cours d’eau.

Calum Bonnington est un biologiste expert en pêche pour GeoMarine Environmental Consultants, une organisation qui travaille avec les sociétés pipelinières sur des études environnementales aux franchissements de cours d’eau et dans les zones environnantes.

« Les poissons sont sensibles aux changements de qualité des eaux et aux perturbations occasionnées à leur habitat », a expliqué Bonnington. « On doit aussi leur prêter une attention particulière car leur habitat se limite au cours d’eau dans lequel ils se trouvent et ils ne peuvent s’éloigner des sites de construction qu’en nageant en amont ou en aval. »

La réalisation d’une étude environnementale :

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(L’illustration ci-dessus montre certains facteurs environnementaux à prendre en compte lorsqu’on réalise une étude environnementale.)

Lorsqu’elles planifient un nouveau projet, les sociétés pipelinières effectuent une étude environnementale le long du trajet proposé et dans les lieux avoisinants. Cette étude les aide à identifier les caractéristiques environnementales qui doivent être protégées, notamment l’habitat des poissons.

Bonnington a expliqué qu’au cours d’une étude environnementale, les biologistes examinent d’abord les renseignements sur les espèces de poissons présentes dans le cours d’eau. Puis, ils mènent des enquêtes directement sur le lieu du franchissement proposé et autour, à l’intérieur de la « zone d’influence » (en amont et en aval du franchissement). Les biologistes étudient la sensibilité des espèces de poisson qui s’y trouvent et le potentiel de l’habitat pour les espèces présentes et les autres espèces connues qui vivent dans ce système.

Selon Bonnington, « Les enquêtes doivent parfois se dérouler sur plusieurs saisons, en particulier pour les cours d’eau qui enregistrent des fluctuations saisonnières, ou si l’habitat a peu de potentiel et vous voulez confirmer qu’il ne contient pas de poissons. »

Choisir un franchissement de cours d’eau :

Plusieurs facteurs entrent en jeu lorsqu’on choisit le meilleur endroit pour qu’un pipeline franchisse un cours d’eau : les considérations techniques, mais aussi les facteurs socioéconomiques et environnementaux doivent tous être pris en compte. En ce qui concerne la pêche, Bonnington a expliqué que les trajets proposés sont souvent ajustés afin d’éviter les habitats de fraie et d’hivernage.

Des mesures d’atténuation durant la construction :

Des méthodes spéciales de construction de pipeline aident à atténuer l’impact sur l’habitat du poisson. Par exemple, on peut recourir à la méthode du forage directionnel horizontal (FDH) (si les conditions géotechniques le permettent) pour éviter les perturbations dans l’eau.

« Ajuster le moment de la construction est aussi une méthode essentielle (d’atténuation) pour assurer que la construction ne se déroule pas pendant une période de frai ou de migration », a dit Bonnington.

Note: Les sociétés évitent également de construire durant les périodes de nidification des oiseaux migrateurs.

Des améliorations continues

L’industrie pipelinière utilise des technologies innovantes (telles que le FDH), consultent les parties prenantes et collaborent avec les autres entreprises et avec les organes de réglementation afin d’améliorer continuellement la façon dont les sociétés pipelinières protègent la pêche et toutes les autres zone sensibles d’un point de vue environnemental. S’engager à respecter l’environnement est l’une des façons dont l’industrie pipelinière s’emploie à gagner la confiance des Canadiens.

Pour en lire davantage sur la protection de l’environnement aux franchissements de cours d’eau :


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos sociétés membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés, principalement en Amérique du Nord.