Comment les entreprises de pipelines canadiennes protègent les espèces en péril

Un nombre croissant de plantes et d’animaux sont considérés comme en péril ou menacés au Canada et dans le monde entier. Les entreprises de pipelines canadiennes les rencontrent souvent et prennent des mesures particulières pour les protéger.

Des chemins qui se croisent

Le Canada abrite 521 espèces d’animaux et de plantes énumérées dans la Loi sur les espèces en péril, ce qui signifie qu’elles sont classées par le gouvernement fédéral comme étant disparues, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes.

Le réseau des pipelines de transport s’étend sur des milliers de kilomètres au Canada, et comme le nombre d’espèces en péril augmente, les deux mondes se rencontrent parfois.

Lorsque les personnes effectuant les travaux de construction et d’entretien de pipelines rencontrent des espèces en péril, elles prennent des mesures particulières pour les protéger et, si possible, les aider même à augmenter en nombre.

 

Identifier les espèces en péril

Chaque fois qu’une entreprise pipelinière prévoit de perturber un terrain ou un habitat potentiel, elle identifie les espèces pouvant être en péril dans le secteur avant d’entamer les travaux.

Les entreprises utilisent les données du gouvernement pour déterminer l’habitat potentiel d’espèces en péril le long du trajet d’un pipeline ou d’un chantier. Elles mènent en outre des études sur le terrain pour vérifier l’emplacement des habitats et des espèces. Des « balayages » et des dénombrements de la faune peuvent également être exécutés pour s’assurer qu’il n’y a pas de nid actif ni de juvénile dans le secteur avant qu’une équipe, que de l’équipement ou qu’un véhicule quelconque n’arrive sur les lieux.

 

Les entreprises de pipelines prennent des mesures de protection

Une fois identifiée, chaque espèce est évaluée individuellement. Des spécialistes examinent les principaux aspects de leur cycle de vie, leurs besoins en matière d’habitat et leurs sensibilités. On planifie ensuite des mesures d’atténuation en vue de réduire ou d’éviter toute perturbation, notamment :

  • éviter entièrement le secteur ou peaufiner le tracé afin d’éviter des habitats;
  • prévoir les travaux de construction de sorte à éviter les principales étapes du cycle de vie et des habitudes migratoires;
  • installer des nids artificiels;
  • transplanter des espèces végétales à l’extérieur de l’emprise.

Il n’est pas toujours possible d’éviter entièrement les espèces en péril, ou il peut y en avoir plusieurs. Dans ce cas, il peut être nécessaire de prendre des mesures d’atténuation supplémentaires, par exemple :

  • inciter les oiseaux et les animaux à quitter le secteur à l’aide de barrières ou de dispositifs de dissuasion;
  • améliorer les habitats au moyen d’outils comme des plateformes de nidification;
  • retirer la végétation le long de l’emprise à intervalles réglementés afin de protéger les oiseaux migratoires et leurs nids;
  • utiliser des zones tampons;
  • rétrécir l’emprise.

Par exemple, dans le cas de la buse rouilleuse, on peut aménager une zone tampon afin de protéger le nid, rehausser l’habitat en y ajoutant des plateformes de nidification et exécuter les travaux durant les périodes établies.

La faune est toujours surveillée, tout au long des activités de construction. À la fin des travaux, les terres sont remises dans un état semblable, sinon meilleur, qu’auparavant. C’est un processus soigneusement planifié et méticuleusement effectué qui comporte une évaluation avant la construction, une surveillance durant les travaux et une inspection à la fin.

 

Réduction des impacts exigée par la loi

Plusieurs lois protègent les espèces en péril au Canada, notamment :

Non seulement les pratiques des entreprises pipelinières respectent-elles les exigences législatives et réglementaires, mais leurs engagements dépassent le cadre de la conformité à la loi pour s’étendre à la responsabilité, la protection et l’intendance en matière d’environnement. Elles se servent de toute l’information dont elles disposent et qui provient du gouvernement, de bases de données, d’études de l’environnement, de la science et de la recherche pour déterminer les habitats essentiels ou autrement sensibles, afin de pouvoir prendre des mesures d’atténuation.

 

Collaborer pour protéger les espèces en péril

En plus des mesures que prennent ses membres, l’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) est dotée d’un groupe de travail chargé de gérer les questions intersectorielles concernant les espèces en péril. Ce groupe est composé d’experts en la matière des entreprises membres de CEPA, qui collaborent pour traiter des questions, des pratiques et des activités d’industrie.

Le groupe de travail examine les travaux visant des espèces en particulier, par exemple la détermination et la communication des pratiques clés ayant trait au caribou. Il gère aussi les initiatives axées sur la collaboration comme la mise à jour d’un document sur les meilleurs processus de gestion. Ce document sert de point de départ aux plans propres à un projet fondés sur la conformité et l’excellence, tout en tenant compte des circonstances et des conditions uniques d’une région.

Consultez notre page sur la protection de l’environnement pour en savoir plus sur la façon dont les entreprises de pipelines protègent les terres, l’eau et la faune du Canada.