Collaborer pour protéger les plantes médicinales des Autochtones

Les sociétés de pipelines de transport entretiennent des liens étroits avec les communautés autochtones dans tout le pays. De nombreuses Premières Nations ont formé des partenariats uniques et mutuellement profitables avec les entreprises qui mènent leurs activités sur leur territoire traditionnel.

Traverser des terres traditionnelles

L’un de ces partenariats a été formé lorsque Pembina Pipeline Corporation a lancé dans le nord de l’Alberta, un projet comportant la construction de deux nouveaux pipelines parallèles entre des installations dans la région de Fox Creek. Ces nouveaux pipelines devaient traverser le territoire traditionnel de la Première Nation Driftpile (PND), utilisé depuis longtemps pour camper, chasser et cueillir des plantes servant à des fins médicales ou lors de cérémonies.

La réduction des effets potentiels sur les terres, les plantes et les autres espèces constitue toujours un élément essentiel de tout nouveau projet. Dans ce cas, la PND s’inquiétait du rétablissement des terres après la construction du pipeline. C’est ainsi qu’un partenariat unique a vu le jour.

 

Surveiller la végétalisation

Pembina a travaillé avec des membres de la communauté, notamment des cueilleurs et des Aînés, pour choisir trois endroits qui seraient surveillés pendant cinq ans après la construction. Il s’agit de lieux de cueillette de la viorne cassinoïde, du quatre-temps, du thé du Labrador et de l’achillée mille-feuille, des plantes qui revêtent une importance traditionnelle pour la PND.

Au cours de la première année suivant la construction, le groupe s’est rendu sur place pour voir ce qui commençait à repousser. Les Aînés ont identifié plusieurs espèces végétales, notamment la viorne cassinoïde, le gadellier glanduleux, le thé du Labrador et le champignon chaga, que les Autochtones utilisent pour la médecine traditionnelle.

Au cours de la deuxième évaluation en 2020, on a identifié encore plus d’espèces, notamment le bleuet, le bois piquant et des consoles. Certaines des espèces n’avaient pas été observées avant la construction du pipeline.

 

Sur la bonne voie

Le partenariat en est à sa troisième année et les membres de la PND se disent satisfaits des résultats à ce jour.

« Driftpile est heureuse des progrès de la végétalisation naturelle », a affirmé Victor Prinz, qui assure la surveillance de l’environnement pour la PND. « Ce ne sont que les premières étapes du rétablissement sur l’emprise, mais le renouvellement naturel de la végétation indigène va dans la bonne direction dans les lieux choisis. »

Les membres de l’équipe de Pembina sont d’accord pour dire que l’expérience est positive.

« Nous avons eu la chance d’élaborer ce plan de concert avec la PND », précise Irfana Qureshi, spécialiste de l’environnement. « En qualité de spécialiste de l’environnement, j’étais particulièrement emballée par l’aspect du plan qui prévoyait la formation de six Autochtones et l’embauche de quatre Autochtones en vue de contribuer aux tâches environnementales pendant la construction. »

Les résultats de l’évaluation sont présentés chaque année dans un rapport qui est transmis à Alberta Energy Regulator, l’organisme de réglementation de l’énergie de la province. Pembina peut ainsi démontrer la réussite de son approche à l’égard de la végétalisation naturelle. Le processus prendra fin en 2023.

 

Établir des relations mutuellement profitables

Les projets comme celui-ci soulignent l’importance de bâtir des relations mutuellement profitables entre les entreprises de pipelines et les communautés autochtones, une priorité pour les membres de l’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA).

Le partenariat entre Pembina et la PND témoigne de l’engagement des membres de CEPA envers la protection des terres et des plantes sensibles, alors même qu’elle construit des infrastructures essentielles pour transporter l’énergie du Canada de la manière la plus sûre et la plus responsable possible.