Cinq façons dont l’industrie pipelinière bâtit l’avenir dès maintenant

Bâtir l’avenir dès maintenant. Il ne s’agissait pas simplement du thème de l’International Pipeline Conference 2018 (IPC) qui s’est tenue à Calgary du 24 au 28 septembre.

Il s’agissait aussi d’une déclaration faite par l’industrie pipelinière au public concernant son engagement à sans cesse améliorer sa transparence, sa sécurité, sa gérance environnementale, sa diversité et ses innovations.

Au Canada, les membres de CEPA tiennent chaque jour cet engagement grâce à Priorité intégrité, le programme phare de CEPA qui stimule une amélioration continue et la collaboration, et pousse toute l’industrie à parvenir à son but ultime de zéro incident.

Les membres de CEPA se sont joints à 1 500 professionnels des pipelines venus du monde entier pour assister à l’évènement, lequel comprenait la présentation de plus de 280 articles techniques, des ateliers tenus par des experts et des groupes de discussion. L’IPC est organisée tous les deux ans à Calgary depuis 1996 et représente l’occasion de parler des défis et des solutions à des problèmes que rencontrent les exploitants pipeliniers aux quatre coins du globe.

Voici cinq façons dont l’industrie pipelinière bâtit l’avenir, du point de vue des participants et des conférenciers de l’IPC.

 

  1. L’avenir repose sur la transparence et le contexte

Le panel des hauts dirigeants qui s’est exprimé à l’IPC a convenu que l’industrie pipelinière doit mieux communiquer les faits et les informations contextuelles au public.

Par exemple, Andy Vance, vice-président pour Enbridge Pipelines, a fait remarquer que l’industrie doit expliquer les causes des incidents (comme les dommages provoqués par des tiers), tout comme le fait que des systèmes tels que le service One-Call ont été mis en place pour les empêcher de survenir.

« Les attentes du public en matière d’information et de sensibilisation ne cessent d’augmenter », a affirmé Ian Anderson, président et chef de la direction de Trans Mountain Corporation.

« Le projet que nous essayons actuellement de construire est meilleur en raison de la participation du public dont nous avons bénéficié au cours des quatre à cinq dernières années. »

« La transparence n’est que la moitié de l’équation. Sans contexte, impossible d’avoir une image complète de la situation. »

Le panel des hauts dirigeants se composait de (de g. à d.) Carl Weimer, directeur général du Pipeline Safety Trust, Peter Watson, président et premier dirigeant de l’Office national de l’énergie, Howard « Skip » Elliott, administrateur à la PHMSA, Ian Anderson, président de Kinder Morgan Canada et Andy Drake, vice-président à Enbridge.

 

  1. L’avenir repose sur une transformation numérique

L’innovation, en particulier l’innovation numérique, était visible tout au long de la conférence et de l’exposition, depuis les technologies visant à aider les entreprises à prendre des décisions fondées sur des données jusqu’au groupe des Young Pipeliners (jeunes pipeliniers), qui a échangé sur la façon dont les données transformeront l’avenir de l’industrie.

« C’est une transformation numérique totale qui est en train de se passer; l’industrie devient beaucoup plus efficace », a déclaré Vik Kohli, directeur des services d’ingénierie pour Enbridge Pipelines et président de la Fondation CEPA.

M. Kohli a affirmé que les dispositifs d’inspection interne tels que les racleurs intelligents, de même que tout ce qui se rapporte aux données, deviennent un facteur extrêmement important dans la prise de décision.

« Autrefois, les données avaient une valeur accessoire; maintenant, elles occupent un rôle de premier plan », a-t-il déclaré. « Nous avons vraiment l’occasion d’encourager ce changement. »

 

  1. L’avenir repose sur une diversité d’idées et de talents

La diversité est la clé d’une industrie prospère. Elle se traduit par la création de lieux de travail inclusifs et l’acceptation des différences entre les employés, et offre des possibilités à tout le monde.

« Tout comme nous recherchons les dernières technologies, nous sommes toujours en quête d’idées et de talents variés [pour parvenir à une solide culture de sécurité] », a déclaré Cynthia Hansen, vice-présidente exécutive, services publics et opérations énergétiques à Enbridge, qui a prononcé un discours liminaire sur le sujet.

Sarah Vandaiyar, chef de la direction de la Young Pipeliners Association of Canada, partageait ce sentiment.

« Avec tous les changements auxquels nous avons assisté jusqu’à présent, il est difficile de dire où nous en serons dans 40 ans. Entre les défis technologiques, ceux liés à la réglementation… nous avons besoin d’idées jeunes et neuves pour regarder tout cela », a déclaré l’ingénieur de projet pour TransCanada Corporation et gagnant du Young Pipeline Professional Award (prix du jeune professionnel des pipelines).

Cynthia Hansen, vice-présidente exécutive, services publics et opérations énergétiques à Enbridge, prononce un discours liminaire sur la culture et la diversité. 

 

  1. L’avenir repose sur la mobilisation des pouvoirs réglementaires

Peter Watson, président et premier dirigeant de l’Office national de l’énergie, a parlé de la façon dont le rôle des organismes de réglementation est en plein changement, du fait de la sensibilisation et de la participation accrues du public.

Il a souligné le fait que réglementer l’infrastructure énergétique était plus complexe que jamais, avant d’ajouter « Nous devons continuer à nous concentrer sans cesse sur nos contributions en tant d’organismes de réglementation. Nous devons mieux communiquer si nous voulons nous montrer responsables. »

« Il y a des choses fondamentales dont nous devons tenir compte. Comment évaluons-nous notre performance et comment la communiquons-nous au public? Nous devons nous pencher sur notre propre culture en tant qu’autorité de réglementation [et] encourager le bon type de culture de sécurité dans toute l’industrie. »

 

  1. L’avenir repose sur un chiffre de zéro incident

Zéro incident, la norme que se sont fixée les membres de CEPA, est le but visé par toutes les sociétés pipelinières présentes à la conférence.

« Nous n’atteindrons jamais le chiffre de zéro en appliquant seulement les normes minimales », a affirmé Howard « Skip » Elliott, administrateur à la Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration (administration de la sécurité des pipelines et matières dangereuses).

Selon lui, atteindre zéro incident demande de centrer ses efforts sur la recherche et le développement, la culture de sécurité et l’innovation.

« Pour arriver à zéro incident, il doit y avoir une progression et une évolution dans l’industrie. L’industrie doit communiquer avec les parties prenantes et leur montrer son engagement envers eux à parvenir au chiffre de zéro », a ajouté Andy Vance, d’Enbridge.

Apprenez-en davantage sur la norme qu’ont établie les membres de CEPA relativement au transport sécuritaire à 100 pour cent et aux avancées en matière d’innovation.