Ce que vous voulez savoir sur les pipelines, partie 1 : la consultation des Premières Nations

Ce blogue se veut votre source impartiale d’informations sur les pipelines de transport, et c’est pourquoi nous devons comprendre ce que vous désirez vraiment savoir. L’année précédente, à l’aide de Facebook, nous avons lancé un appel aux Canadiens et Canadiennes et leur avons demandé de nous poser leurs questions les plus délicates en matière de pipelines. Les réactions ont été nombreuses et la série « Lumière sur les pipelines » qui en est résultée s’est avérée une source d’informations populaire pour notre lectorat.

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Nous avons répété la même opération, vous demandant cette fois de nous poser spécifiquement des questions sur la manière dont les terres sont réparées et remises en état suite à des travaux de construction de pipeline.

Nous avons reçu bon nombre de questions concernant le rôle des Premières Nations dans ces travaux de remise en état, et c’est pourquoi nous nous sommes tournés vers Patrick Smyth, vice-président à la sécurité et à l’ingénierie chez CEPA, afin d’obtenir des réponses.

Q : Comment les Premières Nations interviennent-elles dans les plans de remise en état d’une entreprise lorsqu’un pipeline traverse leurs terres?

Patrick : Les sociétés pipelinières commencent à travailler avec les Premières Nations (PDF) situées le long et à proximité d’une emprise proposée depuis le moment où elles envisagent le projet, et elles poursuivent ce travail tout au long du cycle de vie du projet. Les représentants des Premières Nations collaborent avec les spécialistes en environnement de l’industrie afin de déterminer les endroits et les végétaux qui revêtent une importance culturelle particulière pour eux, et ils contribuent à décider de la marche à suivre pour veiller à ce que le pipeline affecte aussi peu que possible les collectivités et l’environnement.

Q : Incorporez-vous les connaissances autochtones dans vos travaux de remise en état?

Patrick : Les représentants des Premières Nations interviennent généralement au moment où les végétaux sont récoltés (avant le début des travaux d’excavation), où de nouveaux végétaux sont cultivés (parfois dans des serres construites précisément dans ce but) et où ces végétaux sont placés le long de l’emprise nouvellement créée. Souvent, les Premières Nations de la région surveillent la croissance de ces végétaux au cours des années qui suivent la fin des travaux de construction.

Q : La consultation avec les Premières Nations porte-t-elle sur des terres situées à l’extérieur des réserves?

Patrick : Les Premières Nations accordent souvent une importance culturelle significative à certaines terres situées au-delà des limites de leur réserve — c’est l’héritage du mode de vie nomade qu’adoptaient autrefois les Premières Nations. Les sociétés pipelinières tiennent compte de cela lorsqu’elles élaborent des plans pour un nouveau pipeline.

Revenez bientôt nous voir pour lire d’autres billets qui répondront à vos questions sur la remise en état des terres suite à la construction d’un pipeline. En attendant, si vous voulez nous poser vos propres questions, n’hésitez pas à vous joindre à la conversation sur Facebook, Twitter ou LinkedIn. Nous aimerions beaucoup ajouter vos questions à notre liste.