Ce que les jeunes pensent vraiment des pipelines

Ce billet est le premier d’une série de billets de CEPA sur « les jeunes et les pipelines », qui comprend des interviews de membres des Young Pipeliners Association of Canada, organisme composé de jeunes professionnels travaillant dans le secteur pipelinier au Canada et ceux qui espèrent le devenir.

Le premier ministre John Diefenbaker a officiellement ouvert la route Transcanadienne en 1962. Plus de 50 ans plus tard, elle relie toujours les Canadiens. Tout comme les autoroutes, les pipelines représentent une infrastructure essentielle, et les décisions au sujet des projets pipeliniers toucheront les Canadiens sur plusieurs générations.

C’est pourquoi les opinions des jeunes sur les pipelines sont importantes. C’est aussi leur avenir.

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Voici Nicolas Kudeljan, 24 ans, ingénieur subalterne en mécanique à Montréal. Il travaille auprès d’une firme en conseil technique sur des projets pipeliniers.

Comme il est jeune, il sera touché par les décisions sur les projets pipeliniers. En tant que jeune travaillant dans l’industrie, il sera du nombre de ceux qui seront responsables de l’amélioration permanente de la performance des pipelines au cours des années à venir. Qu’est-ce que Nicolas pense des pipelines et de l’avenir du Canada? Voici son point de vue.

Les jeunes et les pipelines : Nicolas Kudeljan

Nom : Nicolas Kudeljan

Âge : 24

Domicile : Montréal, QC

Emploi : ingénieur subalterne en mécanique

Employeur : Johnston-Vermette Groupe Conseil inc.

Éducation : baccalauréat en génie mécanique 

Cinq questions pour un ingénieur subalterne en mécanique de Montréal

Q : Que pensez-vous des pipelines, de leur sécurité et de l’environnement?

Nombre de mes amis et proches estiment que le secteur des pipelines est un domaine de travail à controverse. Au Québec, il y a une forte opposition de divers groupes qui désapprouvent le secteur pétrolier et gazier dans son ensemble.

À mon avis, une bonne partie de la crainte et de la réticence à l’égard des pipelines provient du manque de connaissances des méthodes techniques et des mesures préventives entrant en compte au moment de la conception. Quant à moi, je pense que les gens avec qui je travaille et leur mentalité sont de tout premier plan. Nous voulons tous livrer un produit sécuritaire et efficace qui dépasse les normes de l’industrie. Je vois le degré de soin et d’attention au détail qui entre dans la construction d’un pipeline et cela me rassure énormément.

Améliorer la sécurité et la protection environnementale des pipelines peut se faire uniquement au sein de l’industrie et non pas au moyen de protestations unilatérales.

Q : Quelle est la plus grande idée fausse que les gens ont au sujet des pipelines que vous aimeriez rétablir?

Ce n’est peut-être pas la plus grande idée fausse, mais j’ai constaté en parlant aux gens que beaucoup pensent que les pipelines traversent les terrains des propriétaires fonciers avec ou sans leur consentement, et que les personnes concernées n’ont pas d’autre choix que de consentir ou de subir les répercussions juridiques. Dans les faits, grâce à des rencontres individuelles et des négociations avec les propriétaires fonciers, le taux d’approbation des projets est extrêmement élevé pour les terrains le long du droit de passage. Les plaintes vocales rapportées dans la presse ne viennent jamais d’individus dont le terrain est touché par le projet.

Q : À votre avis, quel rôle est-ce que les pipelines devraient jouer dans l’avenir de votre province?

Dans le cas du Québec, il y a des possibilités immenses de développement autant dans le secteur pétrolier que gazier ainsi que dans le secteur pipelinier connexe. Compte tenu des énormes ressources non exploitées à l’île d’Anticosti et environs, ce n’est qu’une question de temps et de degré d’acceptation avant que cette région ne soit développée. Les possibilités sont énormes et, avec un peu de chance, dans dix ou vingt ans, nous aurons saisi ces occasions.

Q : Qu’est-ce que vous aimez faire quand vous n’êtes pas au travail?

Je suis un coureur accompli et j’adore l’escalade en bloc. Je suis aussi un cours de danse swing et de salon. Je m’intéresse à la peinture, à la fois par les médias numériques et traditionnels. J’aime aussi le travail à l’aérographe et la fabrication de maquettes.

Ci-dessous quelques photos de Nicolas s’adonnant à ces activités préférées et voyez l’œuvre d’art numérique sur laquelle il travaille.

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Q : Parlez-nous de votre participation à l’organisme Young Pipeliners Association of Canada (YPAC).

Le secteur pipelinier se définit actuellement par un énorme écart d’âge. La plupart des pipeliniers sortent directement de l’école ou sont sur le point de partir à la retraite. Comme il y a encore pas mal d’ingénieurs principaux chevronnés dans l’industrie, il y a beaucoup d’occasions d’application de connaissances et de leçons tirées pour conserver une certaine « sagesse pipelinière ». C’est pourquoi je cherche à élargir YPAC en créant une section de Montréal.

Si vous désirez en savoir plus sur YPAC, visitez le site Web.

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L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2013, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.