Avant et après : combien de temps faut-il pour remettre un terrain en état après des travaux de construction? (partie 2)

La semaine dernière, pour la 1re partie de notre série sur la remise en état des terres, nous avons défini ce qu’est une remise en état et en quoi elle consiste. Cette semaine, nous poursuivons notre conversation avec Joanne Widmer, conseillère principale en environnement chez TransCanada Corporation, afin d’en savoir plus sur la manière dont les sociétés pipelinières rétablissent le terrain une fois la construction d’un pipeline achevée.

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Combien de temps prennent les travaux de remise en état?

Ce processus peut tout aussi bien nécessiter plusieurs mois que plusieurs années en fonction de l’ampleur, du type et du niveau de perturbation occasionné, ainsi que des difficultés rencontrées par le projet en ce qui concerne le paysage naturel.

« Par exemple, a dit Joanne, les cultures annuelles peuvent reprendre sans délai dès la fin des travaux, voire la saison d’après. Les prairies, elles, peuvent nécessiter une période de temps allant jusqu’à cinq années en fonction de divers facteurs tels que la quantité de précipitations dans les années suivantes ou encore l’influence de bétail et d’animaux sauvages (qui pourraient piétiner ou manger la végétation avant qu’elle n’ait eu le temps de s’établir). »

Quoi qu’il en soit, les sociétés pipelinières continuent de surveiller et d’ajuster le programme de remise en état selon les besoins afin de parvenir à rétablir complètement le secteur. Joanne a expliqué qu’en général, TransCanada adopte une approche à plusieurs niveaux et effectue les tâches suivantes :

  • Évaluation du paysage
  • Surveillance de la végétation
  • Évaluation du sol
  • Évaluation des cours d’eau
  • Évaluation des terres humides

Comment réglemente-t-on la remise en état des terres?

L’organisme de réglementation compétent veille au bon déroulement de la remise en état. Il existe diverses exigences de rapport particulières, qui sont décrites dans le document d’approbation du projet.

Joanne a expliqué qu’une fois la construction finie, TransCanada poursuit ses programmes de remise en état jusqu’à ce que l’on juge le site entièrement rétabli. Si l’organisme de réglementation le demande, on lui soumet des rapports pour attester de la gestion proactive et efficace des mesures de remise en état.

L’organisme de réglementation peut également effectuer des vérifications ou des inspections pour vérifier ce dernier aspect. Si, par exemple, il relève sur n’importe quel site des signes d’érosion, d’infestation de mauvaises herbes ou de réimplantation insuffisante de la végétation, il exigera que l’exploitant pipelinier soumette de nouveaux plans de remise en état et suivra la progression de ces derniers jusqu’à estimer qu’ils ont bien réussi.

La société continuera de surveiller l’emprise tout au long de l’exploitation du pipeline afin de cerner et de résoudre tout problème éventuel.

Ce que vous devriez savoir si vous êtes un propriétaire foncier

Pour finir, Joanne a rappelé aux propriétaires fonciers que les plans de remise en état sont élaborés dans le respect des terres et de ceux qui les utilisent. « Les terres perturbées au cours d’un projet sont remises en état dans le but de maintenir leur potentiel d’utilisation à un niveau équivalant à celui d’avant la perturbation », a-t-elle affirmé.

« Maintenir leur potentiel d’utilisation à un niveau équivalant à celui d’avant la perturbation » signifie que ces terres peuvent servir à un usage similaire, mais pas nécessairement identique à celui auquel on les destinait avant le début du projet de pipeline.

Les sociétés pipelinières surveilleront les terres afin de veiller à atteindre cet objectif.

Restez à l’affût d’autres billets de cette série consacrée à la remise en état des terres, dans laquelle nous nous intéresserons à divers projets ainsi qu’à leurs résultats.

Si vous voulez en savoir plus sur les activités de remise en état dans le cadre de projets pipeliniers, jetez un œil à ces autres billets :


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 117 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2014, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.