Alimenter une nation en électricité, deuxième partie : Le mouvement vers l’électrification

Le réseau d’électricité canadien est très complexe et sophistiqué, tout comme son vaste réseau de pipelines de transport. Il est alimenté par diverses sources d’énergie renouvelable comme l’énergie hydraulique, éolienne et solaire, et par des sources d’énergie non renouvelable comme le gaz naturel, le pétrole et l’énergie nucléaire.

Le billet de la semaine dernière examinait le bouquet énergétique actuel et le rôle important que le gaz naturel continuera de jouer à mesure que le Canada et le monde se dirigent vers un avenir plus sobre en carbone.

Les sources de l’électricité au Canada ne sont qu’un aspect de l’histoire. L’utilisation de l’électricité, qui devrait considérablement changer au cours des 30 prochaines années, représente le deuxième aspect.

Dans le monde entier, l’électricité est une source d’alimentation croissante : des véhicules qui fonctionnent à l’électricité plutôt qu’à l’essence, des maisons chauffées par des thermopompes électriques plutôt qu’au gaz naturel, et des procédés industriels alimentés par des chaudières électriques au lieu de combustibles traditionnels. Ce mouvement s’appelle l’électrification.

La transition vers certaines de ces formes d’électrification sera plus longue que d’autres, selon Michael Powell, vice-président des relations gouvernementales de l’Association canadienne de l’électricité (ACE).

« Je vois un avenir où nous brancherons nos véhicules personnels dans une prise murale, mais la technologie nécessaire pour déplacer des gens sur de longues distances, par camions, trains ou avions, est plus susceptible d’exiger un type de carburant quelconque », précise M. Powell.

« Les procédés industriels à très forte intensité de chaleur conviennent probablement moins bien à l’électrification traditionnelle. C’est ici que le gaz naturel renouvelable, le captage du carbone ou l’hydrogène pourraient entrer davantage en ligne de compte. »

Le gouvernement fédéral s’attend toutefois à ce que le Canada doive doubler ou tripler la quantité d’électricité qu’il produit d’ici 2050 pour satisfaire à la demande issue de l’électrification. D’après M. Powell, l’objectif est réalisable, mais laisse aux autres types d’énergie un rôle à jouer au Canada.

« La technologie progresse et nous distinguerons de plus en plus clairement les efficiences que permettront à l’avenir des technologies relativement nouvelles. Nous n’en sommes toutefois pas encore là, ajoute M. Powell. Le gaz naturel sera un combustible d’appoint du réseau pendant un certain temps. »

À mesure que l’électricité joue un plus grand rôle dans le bouquet énergétique du Canada et que les sources d’électricité évoluent, l’ACE affirme que la transition doit se dérouler de manière fiable, sûre, abordable et durable. Ceci exigera des efforts collectifs de l’ensemble du secteur énergétique et du gouvernement.

Les entreprises canadiennes de pipelines de transport sont un élément important de cette transition, car elles veillent à ce que le gaz naturel et le pétrole dont nous aurons besoin pendant encore longtemps soient acheminés de la manière la plus sûre et la plus responsable.

Nous remercions Michael Powell, vice-président des relations gouvernementales de l’Association canadienne de l’électricité pour sa contribution à ce billet.