Agriculture et pipelines : protéger le sol pendant la construction

Ce blogue est le deuxième de la série Agriculture et pipelines de CEPA. La première partie portait sur les mesures que les pipelinières prennent pour protéger les terres agricoles lors de la planification,la construction et l’exploitation des pipelines.

CEPA
Un agriculteur vous dira qu’une bonne terre est essentielle pour avoir une récolte de qualité. La couche arable par exemple contient des nutriants précieux dont la plante a besoin pour pousser. Lorsque les pipelinières construisent des canalisations qui traversent les terres agricoles, elles doivent s’assurer que la construction du pipeline n’affecte pas la qualité du sol.

« Les pipelinières doivent voir à ce que l’impact sur l’exploitation agricole soit minimisé en rétablissant, après la construction, le potentiel d’utilisation des terres équivalent à celui d’avant la perturbation », explique M. Bernard Perron, vice-président à l’élaboration de projets pour Inter Pipeline Ltd.

« Rétablir le potentiel des terres à un niveau équivalent à celui d’avant la perturbation » signifie tout simplement que les sociétés doivent s’assurer que les terres agricoles sont aussi productives après la construction du pipeline qu’avant celle-ci. Le meilleur moyen d’y arriver consiste à préserver la qualité du sol. Voici quelques exemples de moyens que les pipelinières utilisent pour protéger l’intégrité des sols :

Se familiariser avec le terrain : prospection des sols

La prospection des sols est importante pour la conservation des sols parce qu’elle aide à déterminer les sols qu’il faut éviter au moment de planifier le tracé d’une canalisation.

« Les sols fragiles à texture fine qui sont mal asséchés sont particulièrement sensibles à la compaction, et il faut les éviter pendant l’étape de choix du tracé », précise M. Perron, qui a plus de 23 années d’expérience dans les projets pipeliniers.

La prospection des sols permet aussi de déterminer les types de sols et la profondeur de la couche arable, ajoute M. Perron. Cette information est importante lors de la planification des activités de construction.

Aller au fond des choses : séparer les sols pendant la construction

Lorsque la construction d’une canalisation commence, les sociétés doivent enlever et entreposer la couche arable et le sous-sol séparément. Ces sols sont remis en place après l’installation de la canalisation. La prospection des sols permet aux sociétés de connaître la profondeur de la couche arable.

« Les profondeurs moyennes de la couche arable sont consignées sur une carte-tracé environnementale et de construction du projet », explique M. Perron. « Cette information permet de planifier le décapage de la terre végétale pendant l’étape initiale, puis est de nouveau utilisée pendant l’exploitation s’il devient nécessaire d’exposer un tronçon de la canalisation pour des travaux d’entretien. »

M. Perron fait aussi remarquer que les travaux de nettoyage et de remise en état (comme l’ensemencement et le rétablissement du relief des lieux) commencent immédiatement après la construction de la canalisation.

«  La remise en état est habituellement terminée dans l’année qui suit la construction. Des activités de surveillance sont ensuite effectuées à intervalles réguliers pour s’assurer que la remise en état est bien un succès », dit-il.

Qui s’assure que les pipelinières protègent les terres et les sols?

Tout comme les autres aspects touchant les pipelines au Canada, la conservation des sols et les activités de remise en état sont régulées par le gouvernement.

« Le régulateur fédéral et les régulateurs provinciaux travaillent avec nombre d’organismes provinciaux et fédéraux ainsi que le secteur pipelinier pour assurer la protection et le maintien des terres agricoles pendant toutes les étapes de la construction et de l’exploitation pipelinières », explique M. Perron.

Il est important d’avoir un réseau pipelinier bien régulé, mais le secteur canadien veut aller au-delà de la conformité. Pour ce faire, les pipelinières travaillent ensemble pour établir de solides relations avec les propriétaires fonciers et continuellement améliorer la performance et la sécurité des canalisations.

Pour en savoir plus sur les pipelines, les propriétaires fonciers et les réglementations, consultez les ressources suivantes :


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquéfié et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés principalement en Amérique du Nord.