Agriculture et pipelines : comment les sociétés protègent-elles les terres?

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Afin de livrer l’énergie nécessaire aux Canadiens à leur consommation quotidienne, les canalisations doivent souvent traverser des terres agricoles. Après tout, il y a plus de 160 millions d’acres de terre agricole dans ce pays affirme Statistique Canada.

« Les terres agricoles représentent une ressource précieuse pour tous les Canadiens, explique M. Bernard Perron, vice-président à l’élaboration de projets pour Inter Pipeline Ltd. Les terres, les cultures et le bétail sont le gagne-pain de l’agriculteur, et le bien-être de bon nombre de communautés rurales canadiennes dépend des terres agricoles. »

La protection de l’intégrité et de la productivité est importante pour les pipelinières. C’est pourquoi CEPA a décidé de produire une série de blogues en deux parties sur l’agriculture et les pipelines. Ce premier message de la série est un aperçu des moyens que les sociétés utilisent pour protéger les terres agricoles et d’élevage lors de la planification, la construction et l’exploitation des pipelines.

Choisir un tracé pour minimiser l’impact

M. Perron, qui a participé à plusieurs projets pipeliniers au cours de sa carrière de 23 ans, explique que le choix du tracé représente le moyen primordial de réduire l’impact sur les terres agricoles.

« On choisit un tracé de manière à réduire la longueur du pipeline et être parallèle aux perturbations existantes (p. ex. les services publics) autant que possible », ajoute-t-il.

M. Perron précise que les sociétés font aussi appel à des études environnementales et l’information géographique existante, pour déterminer les paysages tels que la prairie naturelle, les sols fragiles et les zones de grande biodiversité (comme les terres humides). Dans la mesure du possible, les tracés sont conçus pour éviter ces zones délicates.

Protéger les terres pendant la construction

Lorsqu’une pipelinière planifie un projet, elle doit produire un plan de protection de l’environnement. Ce plan décrit l’effort de mitigation nécessaire pour un lopin de terre.

M. Perron cite les exemples suivants de moyens utilisés par les sociétés pour réduire l’impact :

  • s’assurer que l’équipement est propre avant d’entrer en contact avec la terre cultivée (pour éviter d’introduire ou de propager de mauvaises herbes);
  • récupérer et entreposer la couche arable de la zone de travail afin de pouvoir remplacer celle-ci et le sous-sol séparément après la mise en place du pipeline (ne manquez pas le blogue de la semaine prochaine pour en savoir plus);
  • laisser des ouvertures entre les amoncellements de terre et les conduites parées afin que la machinerie agricole et le bétail puissent traverser.

Entretien des canalisations : tenir compte des périodes de végétation

Afin de maintenir la sécurité de l’exploitation pipelinière, les sociétés effectuent des travaux d’entretien. Ces travaux sont souvent prévus en fonction de la période de végétation dans le but d’éviter des dommages aux champs.

« Les pipelinières planifient soigneusement ces travaux pour éviter de nuire à l’exploitation agricole », explique M. Perron. 

Engagement des parties prenantes : travailler avec les agriculteurs et les grands éleveurs

Être à l’écoute des propriétaires fonciers et chercher à aborder leurs préoccupations est un moyen fondamental pour les sociétés d’apprendre comment on peut le mieux protéger les terres des agriculteurs et des grands éleveurs.

D’ailleurs, CEPA vient de lancer un programme d’orientation sectorielle à l’intention de ses représentants fonciers qui travaillent avec les propriétaires fonciers afin que les sociétés établissent des relations respectueuses à long terme avec ces parties prenantes très importantes.

Vous voulez en savoir plus? Lisez le guide réglementaire pipelinier et les terres agricoles.

Ne manquez pas de lire le blogue la semaine prochaine, partie deux de la série « Agriculture et pipelines », qui portera sur la conservation des sols. 


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 115 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2012, ces autoroutes de l’énergie ont acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquéfié et 5,1 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés principalement en Amérique du Nord.