À venir : lancement du premier programme de sécurité pipelinière de l’Ouest du Canada en 2013

Bonne année à tous! Nous espérons que vous avez passé de joyeuses fêtes. Au seuil de cette nouvelle année, il est tout naturel de jeter un coup d’œil sur ce qui se prépare pour les douze prochains mois. Et en 2013, le Portage College du Nord de l’Alberta lancera le premier centre de formation pipelinière de l’Ouest du Canada.

Le lancement complet de ce programme sur le campus Boyle du collège est prévu pour septembre 2013. Il offrira aux étudiants une formation pratique et leur permettra d’acquérir de l’expérience dans le domaine des pipelines, depuis leur construction, leur exploitation et leur entretien jusqu’aux politiques environnementales et réglementaires.

Crédit photo : Dessins conceptuels du pipeline pédagogique en circuit fermé (Cliquer pour agrandir)

Le centre de formation comportera une aire de 132 acres vouée aux exercices de simulation de déversements comprenant une reproduction d’un camp de travail prévu pour 42 étudiants, un centre de contrôle entièrement opérationnel et un pipeline pédagogique en circuit fermé. Le pipeline fonctionnera de façon semblable à celle des pipelines utilisés par les sociétés pétrolières et gazifières, mais transportera des solutions sans danger pour l’environnement plutôt que du pétrole. C’est ici que les étudiants acquerront une formation pratique sur tous les aspects de l’exploitation des pipelines, et notamment sur la façon de reconnaître et de réagir à un déversement de pétrole. 

Les programmes tels que celui de Portage College sont développés en collaboration avec l’industrie pipelinière, dans le but de répondre à ses besoins en main-d’œuvre hautement qualifiée, respectueuse de la sécurité et bien préparée. Selon Stuart Leitch, directeur des questions communautaires et des initiatives de formation relatives à l’industrie au Portage College, l’industrie pipelinière joue un rôle prépondérant en assurant que le programme offre aux étudiants une éducation s’inscrivant dans le contexte de la vie réelle.

« L’industrie collabore avec nous. Non seulement elle constitue un conseil consultatif, mais elle fournit aussi ce que nous appelons un capital intellectuel. Elle nous appuie en termes de formateurs et de matériel, tandis qu’une équipe d’ingénieurs étudie les dessins préliminaires de notre pipeline en circuit fermé. Nous collaborons aussi avec l’industrie en ce qui concerne la recherche nécessaire pour déterminer les liquides qui pourraient circuler dans le pipeline. »

Pendant leur séjour au site de formation, les étudiants feront l’expérience de tout ce qu’implique une profession dans l’industrie pipelinière. Ils se feront notamment une idée de la vie dans un camp de travail situé dans une localité isolée, où l’on est en contact étroit avec un grand nombre de collègues. En travaillant dans des conditions qui reflètent la vie réelle, ils prendront conscience de l’importance de leur rôle pour l’industrie pipelinière dans son ensemble – à commencer par le centre de contrôle.

« Pour que ces étudiants comprennent et maîtrisent mieux leur poste et leurs tâches et réalisent que leur poste fait partie intégrante de l’industrie, il leur faut visiter le centre de contrôle. Ils doivent savoir que leur poste est appuyé par la technologie. S’ils effectuent des travaux de maintenance sur un pipeline et que quelque chose ne tourne pas rond ou qu’ils remarquent qu’un instrument quelconque n’est pas connecté, il doivent savoir l’identifier et savoir de quelle façon il s’intègre au système, » explique M. Leitch.

Les étudiants apprendront aussi quelles mesures prendre en cas de déversement de pipeline – un incident qui, selon M. Leitch, se produira dans le cadre des exercices durant la formation, sans préavis.

« Nous simulerons un déversement quelconque, soit dû à la corrosion ou à une canalisation endommagée. Dans le centre de contrôle, les étudiants examineront les données de base : volume, perte de pression et autres chiffres de ce genre. Aux postes de niveau d’entrée et à ceux des travailleurs pipeliniers, il s’agirait d’identifier les caractéristiques physiques d’un déversement, » explique-t-il.

« Il importe que les employés à tous les niveaux connaissent le procédé à suivre pour respecter les politiques des sociétés et de réglementation et soient capables d’indiquer à une autre personne l’emplacement du déversement. C’est en partie visuel, il faut être sur place et être capable de remarquer que quelque chose a changé. Il s’agit d’une prise de conscience. S’il se passe quelque chose, les employés sur le terrain doivent être capables de s’en rendre compte et doivent savoir y réagir. »

Et comme c’est le cas dans l’industrie pipelinière, M. Leitch déclare que les programmes tels que celui de Portage College sont guidés par un engagement à l’égard de la sécurité et de l’environnement. 

« La sécurité et l’intendance environnementale sont des éléments cruciaux de ce programme. Nous sommes convaincus que chacun d’entre nous doit prendre sa part de responsabilité dans l’intendance environnementale. Même au niveau de base, nous désirons que les étudiants prennent pleinement conscience de l’importance de l’environnement et de la sécurité. Cela réduit le temps de réaction lorsque survient un incident et c’est notre responsabilité à tous. »

Le programme de Portage College compte parmi un nombre étendu d’excellents programmes pédagogiques ayant pour but d’assurer que les travailleurs de l’industrie pipelinière possèdent des compétences qui ont fait leurs preuves. 


L’Association canadienne de pipelines d’énergie (CEPA) représente les sociétés de pipelines de transport qui exploitent 110 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2011, les sociétés membres de la CEPA ont transporté environ 5,3 billions de pieds cubes de gaz naturel et 1,2 milliard de barils de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés. Les sociétés membres de la CEPA transportent 97 pour cent de la production quotidienne de gaz naturel et de pétrole brut des régions productrices vers les marchés d’Amérique du Nord.