À propos des pipelines 101 : qu’est-ce que le GNL?

Le Canada abonde en gaz naturel, un combustible plus propre. Les marchés énergétiques du monde entier sont en train de changer et la demande de gaz naturel augmente, surtout dans les pays qui doivent remplacer des carburants à fortes émissions par des solutions de rechange plus propres en raison de la pollution atmosphérique.

L’acronyme GNL désigne le gaz naturel liquéfié, soit du gaz naturel « nettoyé » et refroidi à -162 degrés Celsius pour le transformer en liquide.

À l’état liquide, le gaz naturel est réduit à 1/600 de son volume original. Certaines entreprises comparent ce procédé au rétrécissement d’un ballon de plage en balle de ping-pong. Cette réduction de volume facilite le transport du gaz à l’étranger dans des navires-citernes spéciaux.

Pourquoi le GNL, et pourquoi maintenant?

Dans son rapport annuel sur le marché publié en juin 2019, Gas 2019, l’Agence internationale de l’énergie fait remarquer que la demande mondiale de gaz naturel a augmenté de 4,6 pour cent en 2018, la hausse la plus rapide depuis 2010. On prévoit une croissance de 40 pour cent en Chine seulement au cours des cinq prochaines années. De nombreux pays asiatiques ont besoin de combustibles plus propres comme le gaz naturel, car ils s’efforcent d’améliorer la qualité de l’air.

Le Canada vend traditionnellement son gaz naturel aux États-Unis, mais depuis 2007, la demande a diminué en raison de l’essor de la production de gaz de schiste américaine. Le prix du gaz naturel de l’Ouest du Canada figure donc maintenant parmi les plus bas au monde.

Le GNL est essentiel pour trouver de nouveaux marchés, mais il faut pour cela construire de nouvelles installations de traitement pour liquéfier le gaz naturel afin de pouvoir le transporter vers les marchés asiatiques, en pleine croissance.

 

Étapes de la transformation du gaz naturel en GNL

Étant donné que le GNL canadien serait transporté par navire en Europe et en Asie, les installations de traitement se trouvent généralement sur des cours d’eau près d’un terminal de chargement de GNL. Ces installations comportent un certain nombre d’unités, qu’on appelle « trains » dans l’industrie. Chaque train peut produire un volume précis de GNL. Voici un aperçu des étapes :

  • Les producteurs expédient par pipelines le gaz naturel des gisements vers les installations de traitement de GNL.
  • Le gaz est alors traité de nouveau pour supprimer toute impureté restant après le traitement préliminaire. Il est ensuite déshydraté pour éliminer la vapeur d’eau.
  • Le gaz passe dans des systèmes de réfrigération, où il est liquéfié. Le GNL est inodore, incolore, non toxique, non corrosif et ininflammable.
  • Le GNL est alors pompé dans des réservoirs de stockage isolés, où il est conservé jusqu’à son chargement sur des navires spéciaux à double coque conçus pour maintenir la basse température.
  • À son terminal d’arrivée, le gaz liquide est regazéifié (ramené à l’état de gaz naturel à la température atmosphérique) et expédié aux consommateurs.

 

Occasions de croissance économique et d’emplois

La capacité de production de GNL au Canada est sur le point de croître. Plusieurs projets de GNL en sont à l’étape de proposition et leur réalisation se traduirait par une croissance économique importante et la création d’un bon nombre d’emplois pour les Canadiens. Au moment de la rédaction de ce blogue, LNG Canada (une coentreprise regroupant Shell, PETRONAS de Malaisie, PetroChina, Mitsubishi du Japon et KOGAS de Corée du Sud) est le premier de ces projets faisant l’objet d’une décision d’investissement finale. Celle-ci débouchera sur la construction de deux trains d’une installation de traitement et d’exportation de GNL à Kitimat, en Colombie-Britannique, dont la capacité annuelle s’établira à environ 12 millions de tonnes. Restez à l’affût d’autres informations.