À propos des pipelines 101 : de quoi sont faits les pipelines?

Les membres de CEPA accordent beaucoup d’attention à chaque aspect de la planification, de la construction et de l’exploitation de leurs pipelines. On retrouve notamment ce souci de la qualité dans le choix de l’acier qui compose chaque tronçon de conduite.

Dans le cas des pipelines d’énergie, les fabricants utilisent un acier de haute qualité qui a été produit avec le plus grand soin en respectant des processus sophistiqués de fabrication et d’essai. Chaque tuyau est construit de façon à pouvoir résister à une pression bien supérieure à celle d’exploitation, ce qui lui permet de respecter – et très souvent de dépasser – la norme CSA Z245.1 (ou son équivalent aux États-Unis, l’API 5L).

Quelques faits importants au sujet des conduites utilisées pour construire les pipelines

  1. Au Canada, ce sont les normes de l’Association canadienne de normalisation (CSA) sur les matériaux des conduites qui dictent les propriétés nécessaires à la fabrication de l’acier qui sera utilisé pour construire des pipelines. Mais par-dessus tout, la plupart des sociétés pipelinières ont défini des spécifications exclusives qui dépassent les normes CSA. Ces normes et ces spécifications imposent généralement des normes plus strictes à plusieurs égards, dont les caractéristiques chimiques, la limite d’élasticité et les catégories d’acier utilisées pour construire des canalisations. Afin de répondre aux normes de l’industrie, les fabricants doivent réaliser des essais sur l’acier et les conduites achevées avant que ces dernières ne quittent l’usine, et ce, de trois manières différentes :
    • Les essais destructifs brisent l’acier d’échantillons de conduite pour mesurer la contrainte maximale (c’est-à-dire la force) que peut subir le matériau avant de casser. D’autres essais semblables déterminent la température la plus froide à laquelle le tuyau peut être exposé, ce qui est particulièrement important pour les pipelines installés dans certains climats canadiens.
    • Les essais non destructifs (END) examinent les tuyaux terminés au moyen de rayons X et d’ultrasons semblables à ceux qu’on utilise pour les examens médicaux sur les humains. Ces inspections cherchent à détecter tous les défauts d’une conduite. Chaque tronçon est soumis à un contrôle par ultrasons avant de recevoir un marquage qui servira à identifier le lot d’acier dont il provient.
    • Les essais hydrostatiques constituent le test final auquel est soumise une conduite avant de quitter la tuberie. Cet essai a pour but de vérifier que la conduite respecte les spécifications CSA en vue de résister à la pression qu’elle subira au cours de l’exploitation. On utilise de l’eau pour simuler une pression supérieure à celle qui sera exercée sur la conduite lors d’activités normales. On maintient cette pression pendant une durée prescrite par la CSA, soit cinq secondes pour les conduites d’un diamètre de 16 pouces ou moins, et dix secondes pour celles de 18 pouces et plus.
  2. Les essais finis, la conduite est envoyée dans une installation de revêtements, où le métal du tuyau est enrobé d’une couche de polymères afin d’empêcher la corrosion. Durant la construction, on prend d’autres mesures pour protéger le pipeline enfoui contre la corrosion externe, comme l’application d’un revêtement sur chaque soudure et la protection cathodique.

 

La recherche contribue à améliorer continuellement la fabrication des conduites

Même s’ils procèdent systématiquement à des essais rigoureux, les fabricants de conduites cherchent toujours à améliorer leurs produits. EVRAZ, le seul fabricant de tuyaux entièrement intégré en Amérique du Nord, possède ses propres installations de recherche et de développement en Saskatchewan. Tout comme d’autres fabricants, l’entreprise s’associe régulièrement à diverses universités et établissements de recherches pour effectuer des études et améliorer les essais.

À propos des pipelines remercie Dave Coffin, d’EVRAZ North America, ainsi que David Milmine, de DM Professional Services Ltd., pour leur aide à la rédaction de ce billet.