5 faits sur les pipelines et les catastrophes naturelles

Alors que des feux de forêt font rage dans le nord de l’Alberta et en Colombie-Britannique, de nombreuses personnes se demandent à quel genre de danger font face les activités pétrolières et gazières, et notamment les pipelines, lorsque de telles catastrophes naturelles se déclenchent.

Afin d’en savoir plus, nous avons parlé à Jamie Kereliuk, directeur du service de gestion des urgences chez Kinder Morgan Canada.

Selon Jamie, on commence à se préparer à des catastrophes telles que des incendies ou des inondations dès les phases de planification préliminaire de n’importe quel pipeline. « La loi exige de tous les exploitants de pipelines qu’ils mènent de vastes processus d’identification des dangers et d’évaluation des risques pour chaque canalisation qu’ils désirent construire et exploiter. Les pipelines sont exposés à une foule de dangers divers, capables de frapper à n’importe quel moment. Alors ce qui est important, c’est d’avoir mis en place différents plans afin de parer à chacun de ces dangers. »

Jamie nous a fait part de cinq faits intéressants au sujet de l’exploitation des pipelines et des catastrophes naturelles :

No 1 : Les dangers naturels sont intégrés au processus de planification des pipelines

Toutes les sociétés pipelinières doivent avoir un plan de gestion des situations d’urgence complet et à jour pour chacun de leurs pipelines en exploitation. N’importe où, des dangers potentiels tels que des incendies, des inondations, des tornades et des tremblements de terre sont à envisager, et c’est pourquoi les plans de gestion des situations d’urgence doivent contenir des mesures visant à protéger les pipelines contre ces catastrophes naturelles.

Les pipelines sont également conçus et construits selon un cahier des charges et des normes qui tiennent compte du genre de catastrophes naturelles auxquelles ils pourraient être soumis. Dans certaines régions de la Colombie-Britannique, par exemple, on prend en compte la possibilité de tremblements de terre; en Alberta, c’est le risque de feux de forêt qui fait partie intégrante du processus de planification.

No 2 : Les pipelines enfouis ne sont pas vulnérables aux mêmes risques que les installations en surface

Les feux de forêt qui dévastent le nord de l’Alberta représentent un risque plutôt faible pour les pipelines de transport souterrains, enterrés assez profondément en terre pour ne pas craindre d’être endommagés. Les installations situées au-dessus de la surface du sol, comme les stations de pompage et de compression, courent un risque bien plus réel.

Les pipelines, eux, sont davantage menacés par des dangers tels que les tremblements de terre ou les glissements de terrain.

No 3 : Des mesures d’atténuation proactives contribuent déjà à protéger les installations de surface en Alberta

Quel que soit le risque, des plans complets ont été établis pour aider à minimiser le danger avant même que ces évènements ne se produisent. Dans le cas des feux de forêt qui déciment actuellement certaines parties du nord de l’Alberta, les installations de surface telles que les stations de pompage et de compression sont exposées à des risques, car leurs bâtiments et leurs instruments sont situés au-dessus du niveau du sol.

Parmi les mesures de protection habituelles, on peut construire ces stations en les entourant d’un large périmètre de gravier, plus résistant à la combustion, ou encore les entretenir adéquatement et s’assurer qu’elles sont libres de tout débris de bois.

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No 4 : Les mesures d’atténuation d’urgence ajoutent un niveau de protection supplémentaire

Dans le cas d’une situation d’urgence, des mesures d’atténuation supplémentaires sont mises en place aussi rapidement et efficacement que possible. S’il s’agit d’incendies, les bâtiments peuvent être protégés à l’aide d’un système de gicleurs d’eau, de mousse ou de gels ignifuges, ainsi que d’une zone coupe-feu que l’on aura dégagée autour des structures.

No 5 : Les sociétés pipelinières sont toujours prêtes à fermer leurs pipelines lorsque la sécurité entre en jeu

Une installation ou un pipeline sans pétrole ni gaz présentent très peu de risques pour la population et l’environnement et les sociétés pipelinières sont en mesure de stopper complètement le flux du pétrole ou du gaz lorsque c’est la chose la plus sécuritaire à faire.

« Les exploitants n’hésitent jamais à suspendre le fonctionnement de leurs installations pour une certaine période de temps, a déclaré Jamie. Et ils peuvent relancer leurs activités lorsque la situation est redevenue sécuritaire. »

Si vous avez d’autres questions au sujet des pipelines et des incendies de Fort McMurray, allez voir cette foire aux questions. Si vous désirez faire un don afin d’aider ceux et celles affectés par cet évènement, vous pouvez visiter cette page spécialement dédiée à la collecte de dons pour Fort McMurray.

Pour en savoir plus sur la manière dont les sociétés pipelinières se préparent aux situations d’urgence, lisez notre fiche d’information sur les interventions d’urgence (PDF). Et ne manquez pas notre billet sur la façon dont la technologie aide les sociétés pipelinières à se préparer au côté imprévisible de Dame Nature.


L’Association canadienne de pipelines d’énergie représente les sociétés canadiennes de pipelines de transport, lesquelles exploitent environ 119 000 kilomètres de pipelines à travers le Canada. En 2015, ces autoroutes de l’énergie avaient acheminé environ 1,2 milliard de barils de produits de pétrole liquide et 5,4 billions de pieds cubes de gaz naturel. Nos membres transportent 97 pour cent du gaz naturel consommé quotidiennement au Canada et acheminent du pétrole brut en provenance des gisements terrestres de régions productrices vers divers marchés nord-américains.